50 emplois pour passer du bois à l’électricité

 

Les sites de Bourganeuf et La Souterraine ont été choisis pour accueillir les deux mini-centrales biomasse de production d’électricité et de chaleur (cogénération) et l’investissement de 16 millions d’euros prévus pour développer le projet. Les deux centrales seront alimentées par des plaquettes de bois : l’électricité est produite par un procédé de gazéification à partir de la pyrolyse du bois qui se consume à 1300° sans flammes ; le gaz produit alimentera une génératrice. C’est une technologie connue et utilisée depuis le 18e siècle. Ce projet « innovant » a fait l’objet de deux appels d’offres par le ministère de l’Ecologie, appels d’offres remportés par une société du Puy-de-Dôme, Combrailles Bois Energie. Enjeu clé de la réussite du projet : le prix d’achat de l’électricité produite est garanti sur 20 ans par l’Etat (de 137 à 149 € le mégawatt/ heure). En plus du rachat de l’électricité, la société compte sur la revente de chaleur au futur pôle viandes local et à des bâtiments publics à La Souterraine. A Bourganeuf, la production de charbon de bois est aussi un débouché envisagé. Chaque centrale prévoit d’embaucher 25 personnes pour assurer son fonctionnement 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Au-delà de l’aspect économique, ces centrales, dont les rejets dans l’air seront strictement contrôlés, utiliseront pour produire une ressource locale et renouvelable immédiatement disponible : le bois. Le choix de la Creuse pour développer ces deux projets est lié à la proximité de ce combustible. Les bois d’éclaircies, non commercialisés comme bois d’oeuvre par les exploitants forestiers, proviendront d’un périmètre de 50 à 60 km autour des unités de production électriques qui prévoient une consommation de 22 000 tonnes chacune par an. La centrale de Bourganeuf devrait voir le jour fin 2018 et celle de La Souterraine un an plus tard.

Nathalie Michel

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