Aldébarande : Créateur d’étonnement

Aldébarande : Créateur d’étonnement

À l’heure où la publicité traditionnelle a de moins en moins de prise sur les jeunes générations, la société angoumoisine Aldébarande bouleverse les traditions en apportant aux entreprises de nouvelles techniques de communication. Entretien avec Charles Bourinet, son créateur.

 

Certains qualifient votre start-up de pépite picto-charentaise. Qui sont les créateurs d’Aldébarande ?

Aldébarande est née de la rencontre de deux personnes, Pascal Mangeat et moi-même. Nous avons tous les deux 44 ans et sommes issus du monde de l’entreprise. Je suis ingénieur informatique. J’ai fait tous les métiers liés à ma spécialité avant de créer ma propre structure. Pascal, lui, était consultant en entreprise dans les métiers de l’informatique.

Concrètement, quelle est votre activité ?

Au départ, nous apportions des solutions pour booster les entreprises via la conception de logiciels sur-mesure. Notre objectif est que le chef d’entreprise puisse redevenir maître de ses outils informatiques sans avoir les contraintes et limites imposées par les développeurs de logiciels. C’est le cas notamment avec notre programme Odoo.

 

« Il faut apporter de nouvelles sensations »

 

Puis, il y a deux ans et demi, nous avons souhaité travailler sur quelque chose de nouveau. Nous nous sommes alors tournés vers le Phygital, l’association du physique et du digital, pour offrir à nos clients des solutions nouvelles de communication avec l’objectif de créer l’étonnement.

Cette innovation vient d’une demande des industriels ?

Nous avons perçu quelques signaux en ce sens puisque la publicité traditionnelle n’a plus le même impact sur les générations connectées. Il fallait sortir des sentiers battus. Et, les gens étant restés de grands enfants, il faut leur apporter de nouvelles sensations, une nouvelle expérience.

 

Borne numérique intéractive d'Aldébarande pour la communication

 

Quel a été votre premier produit ?

Il s’agissait d’une vitrine interactive et tactile pour une agence immobilière. Le client, de l’extérieur, peut visiter virtuellement les biens qui l’intéressent, prendre rendez-vous pour une visite réelle, recevoir des fiches détaillées sur son smartphone, et ça même si l’agence est fermée… Nous en avons installé plusieurs en Charente. Une est également prévue sur Bordeaux.

Vous avez été encore plus loin dans ce concept des vitrines connectées ?

Oui, nous avons développé une vitrine connectée, tactile et interchangeable qui s’adapte au produit qu’on lui présente en allant chercher elle-même les informations sur Internet. Elle pourrait à terme équiper les duty-free dans les aéroports. En permettant au client d’être actif – il peut interagir avec le produit – nous faisons naître chez lui des émotions. Et nous avons renforcé ce pouvoir avec des éléments olfactifs et sonores. C’est le cas avec la « douche sonore » qui concentre le son dans une zone précise. Nous sommes à l’ère du marketing multisens.

Parallèlement, nous avons créé des vitrines et totems tactiles pour une entreprise du secteur médical avant de mettre au point un frigo connecté. Sa vitrine transparente peut se transformer en régie publicitaire. Enfin, en juin, nous sortirons pour un groupe spécialisé dans l’automobile des écrans de 100 pouces permettant de présenter en 3D l’ensemble des produits au catalogue et de les habiller en fonction des options choisies par le client.

Quel est l’avenir à court de terme de la société ?

Après d’importants investissements en recherche et développement, les prochaines années devraient être marquées par une forte croissance. D’ailleurs, d’ici la fin de l’année, nous allons ouvrir le capital de la société. Par ailleurs, de nouvelles innovations sortiront en septembre ou octobre prochains. Nous avons également la volonté d’ouvrir des bureaux à Paris et à Bordeaux afin d’avoir une meilleure visibilité et d’être au plus près des centres de décisions nationaux.

 

Propos recueillis par Jean-Sébastien Thomas

 

« Nous sommes de grands enfants »

S’il avoue être celui de l’équipe qui a le plus « la tête sur les épaules », Charles Bourinet n’en a pas pour autant oublié sa jeunesse. Et lorsqu’on lui pose la question de la signification d’Aldébarande, on comprend pourquoi : « Aldébaran est l’étoile la plus brillante de la constellation du Taureau. Lorsque j’étais jeune, il y avait un dessin animé qui passait : les Chevaliers du Zodiaque. Un des personnages s’appelait Aldébaran de Tauro. Je m’étais juré que j’appellerai ma société comme ça si un jour j’en avais une… nous sommes restés de grands enfants ».

 

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