Angoulême doit structurer son commerce

Fin juin, les élus de la communauté d’agglomération du Grand Angoulême ont adopté un schéma directeur du commerce qui sera inscrit dans le plan local d’urbanisme intercommunautaire. Pour justifi er ce texte, les élus mettent en avant le fait que la surface commerciale a augmenté de 30 000 m2 sur l’agglomération au cours des dix dernières années et de 100 000 m2 en 20 ans. Un rapport montre également que « la croissance du plancher des grandes et moyennes surfaces a été près de cinq fois plus rapide que celle de la population sur la période 2008-2016 ». Aujourd’hui, l’agglomération regroupe 2 210 commerces et services pour une zone de chalandise de l’ordre de 270 000 habitants.

Une des mesures phares du document sera donc de limiter à 10 000 m2 l’extension commerciale pour les dix prochaines années. Ainsi, aucune surface supplémentaire ne sera accordée aux enseignes de bricolage, meubles-décoration et art de la table. Les secteurs de l’alimentaire et du textile pourront espérer 1 000 m2 chacun et la culture pas plus de 3 000 m2. À l’inverse, le potentiel de développement s’avère plus important pour le jardinage et le sport qui bénéficieront de près de 6 500 m2.

Parallèlement à cette limitation, il ne sera plus possible de construire de nouveaux commerces en dehors des zones existantes et dans les centres. En effet, la priorité ira à la réhabilitation des nombreuses friches engendrées par la fermeture ou le turnover des commerces. Et, pour inciter les investisseurs à réhabiliter ces bâtiments, Jean-François Dauré, président de l’agglomération, a évoqué l’idée d’une contrepartie, « dans la philosophie de la loi Pinel pour le logement ».

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