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Certes, gérer une entreprise nécessite de respecter quelques principes de gestion, particulièrement dans les périodes de turbulences. Ce qui suppose de bien connaître les moyens de financement en présence, de les utiliser à propos et d’avoir les boussoles nécessaires à la bonne conduite de ses activités. Mais tout cela ne suffit pas : gérer, c’est bien, mais il faut aussi savoir innover, investir, prendre des risques mesurés, opportuniser.

> Financer son développement

> Les principes de base d’une bonne gestion

> Le tableau de bord : une boussole à consulter par tous les temps

1- Financer son développement

Une fois créée et lancée, une entreprise, quelle que soit son activité ou sa taille, a besoin de réaliser des investissements pour développer son activité et donc de trouver des sources de financement. Quel que soit le projet ou la problématique, il existe des solutions fi nancières adaptées. Rappel et décryptage :

1-1 Les crédits d’exploitation, pour financer le cycle d’exploitation

Egalement appelé « crédits de fonctionnement », ce sont des financements à court terme qui permettent de répondre à des problèmes de trésorerie ponctuels ou à des besoin en fonds de roulement (BFR) On distingue, par ordre croissant d’urgence :

  • Le découvert autorisé : il n’a pas d’échéance fixe mais la banque peut le résilier à tout moment, à condition de justifier sa décision et de respecter un préavis de 60 jours.
  • La facilité de caisse est un découvert ponctuel et de courte durée pour faire le « joint » entre des dépenses et des recettes relevant du cycle normal d’exploitation. Il se rajoute au « découvert autorisé » négocié initialement avec la banque.
  • Le crédit de campagne est une avance faite par la banque sur les recettes à venir d’une entreprise dont l’activité est saisonnière. Considéré comme un crédit risqué, le banquier peut demander en garantie le nantissement du stock de marchandises.
  • L’escompte bancaire permet à l’entreprise de bénéficier immédiatement d’une avance sur une ou plusieurs créances (factures émises) dues par des clients. Ces derniers signent un effet de commerce à la banque qui procèdera en contrepartie au paiement de la somme inscrite, déduite des frais et agios.
  • La cession Dailly permet de faire des remises groupées de créances que la banque va financer globalement sans avoir à endosser chaque créance. La banque crédite l’entreprise du montant total, sous forme d’avance. Contrainte : comme pour l’escompte, la remise Dailly entre dans la ligne de financement globale accordée à l’entreprise, défi nie et limitée en montant par le banquier.
  • L’affacturage est un transfert réel de créances (et non pas une avance) au bénéfice d’une société d’affacturage (le factor). Ce dispositif est différent de la cession Dailly dans la mesure où, si à l’échéance, la facture n’est pas payée, le recouvrement de la créance sera fait par le factor (qui inclut dans son contrat une garantie de créance). Alors qu’avec le Dailly, la créance est retournée à l’entreprise qui doit gérer lui-même le contentieux. Le coût global s’en fait ressentir puisqu’aux agios se rajoute une participation aux fonds de garantie pour couvrir le risque d’impayé.
  • L’« affacturage inversé » ou l’« affacturage fournisseur » est une technique de financement inversée par rapport à l’affacturage classique. Ce ne sont pas les créances clients qui sont fi nancées mais les créances fournisseurs qui sont prises en charge par le factor. Avec quatre bénéfices à la clé : satisfaire un fournisseur stratégique qui se voit régler quasiment à réception de sa facture; sécuriser du même coup vos approvisionnements ; obtenir du fournisseur, en retour, une remise d’escompte pour paiement comptant; continuer à bénéficier dans les faits des délais de paiement fournisseurs. Utilisée initialement par les centrales d’achats des groupes de la distribution, cette technique financière représente aujourd’hui plus de 10% du marché de l’affacturage en France, contre 30% en Italie et 25% en Espagne.

1-2 Les financements à moyen et long terme, pour financer les investissements.

  • Le prêt bancaire permet de financer l’achat de biens immobilisables : matériel, machines-outils, véhicules, locaux, fonds de commerce, droit au bail…

Puisque, compte tenu du contexte, les banques souhaitent systématiquement partager les risques d’un financement, il est de plus en plus nécessaire de trouver des solutions complémentaires de type prêt d’honneur, prêt des Collectivités régionales ou territoriales, prêt de la Banque Publique d’Investissement (voir ci-dessous les solutions favorables actuelles de la BPI). L’objectif étant d’atteindre un équilibre 50/50 entre les fonds propres (ou quasi fonds propres) apportés par l’entreprise et l’emprunt sollicité à la banque pour être à peu près sûr d’obtenir le prêt. Si l’investissement est important, un «pool bancaire» de plusieurs établissements pourra se mettre en place pour financer le même projet.

Dernière solution, il peut être judicieux de mixer un prêt bancaire avec un financement en crédit bail.

  • Le crédit bail mobilier (ou leasing) finance la location de matériel et de biens durables (machines, voitures, informatique…) dont l’entreprise devient propriétaire en fi n de contrat de location.
  • La location financière permet de disposer du matériel sans avoir à l’acheter, via un simple contrat de location. Contrairement au crédit bail, cette solution n’est pas assortie d’une option d’achat.
  • Le crédit bail immobilier finance la location avec option d’achat d’un bien immobilier à construire, neuf ou d’occasion.

 

Accès simplifié pour les TPE qui veulent obtenir un prêt de moins de 25.000

Depuis plus d’un an maintenant, le Conseil Supérieur de l’Ordre des Expert Comptables a signé une convention avec 5 groupes bancaires pour faciliter et accélérer l’obtention de prêts de moins de 25.000 € destiné à compenser une défaillance de trésorerie, pour les TPE : LCL, Banques Populaires, Crédit du Nord, Crédit Agricole et Caisses d’épargne. Cette convention prévoit que la demande de crédit s’effectue directement par l’expert-comptable (à partir d’un dossier modélisé) auprès de la banque qui a obligation de répondre sous 15 jours maximum et de motiver son éventuel refus. Cette intermédiation de l’expert comptable a tendance à rassurer le banquier et garantit la crédibilité des chiffres de l’entreprise.

1-3 le capital-risque, pour renforcer les fonds propres.

Les jeunes entreprises positionnées sur des créneaux porteurs ou les entreprises plus confirmées qui développent des produits, des services ou des process gourmands en R & D, donc couteux, doivent procéder à des investissements exponentielles qui nécessitent d’importants apports financiers. C’est à ce niveau de besoin que le capital-risque peut apporter une solution… qui suppose de laisser entrer au capital de la société des investisseurs qui en sortiront quelques années plus tard après avoir dégagé la meilleure plus-value possible. Ces prises de participations, minoritaires et temporaires, peuvent intervenir au stade du capital-amorçage, du capital-création ou du capital-post-création.

Selon l’indicateur Chausson, sur environ 700 millions d’euros investis en 2012 par les capital-risqueurs dans des entreprises françaises, seuls 5% ont financé l’amorçage tandis que les 3/4 finançaient des entreprises matures.

 

 

Focus sur les Business Angels

Plus de 4.100 Business Angels issus de 84 réseaux (nationaux, régionaux, sectoriels, grandes écoles…) se sont regroupés au sein du réseau « France Angels » dont la mission principale est de mettre en relation investisseurs potentiels et entrepreneurs en recherche de financement (40 M€ investis en 2012). Répertoriés auprès des CCI ou du Réseau Entreprendre, les business angels ont une capacité moyenne d’investissement de 30.000 € mais, en se regroupant, peuvent financer des levées de capitaux qui varient de 200.000 à 500.000 €.

Contrairement aux capital-risqueurs, les Business Angels, qui sont bien souvent des anciens entrepreneurs, ne sont pas que dans une démarche financière mais cherchent à aider le dirigeant en apportant les 3 C : capital, contacts, compétences. D’où l’importance pour une jeune entreprise de sélectionner des Business Angels pertinents par rapport à son secteur d’activité. Aujourd’hui, quatre secteurs drainent la majorité des investissements : l’e-commerce & les e-services, l’électronique, l’énergie & les cleantech, la santé & les biotechnologies.

1-4 Les dispositifs particuliers de la Banque Publique d’Investissement

Opérationnelle depuis maintenant un an, la Banque Publique d’Investissement (BPI) a été dotée d’une capacité d’investissement de 40 milliards d’euros pour soutenir les entreprises françaises. Déclinée dans chaque région, elle mobilise, sous un guichet unique, plusieurs acteurs publics afin de rendre plus cohérentes les stratégies régionales de développement économique avec les priorités du Gouvernement. De fait, la BPI, qui regroupe Oséo, CDC Entreprise (filiale de la Caisse Des Dépôts) et le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), devient le principal interlocuteur en région pour les entreprises (TPE, PME ou ETI) en projet de développement ou en difficulté financière.

Parmi les solutions apportées par la BPI, dont beaucoup sont des prêts sans garantie ni caution personnelle mais forcément complétées par un prêt bancaire traditionnel, on distingue :

  • Le prêt à moyen ou long terme, obligatoirement couplé à un prêt bancaire, est destiné à financer les besoins de développement : achat de terrain, d’immeuble, constructions, aménagements, modernisation de l’outil de production, transfert d’activité, reprise d’entreprise…
  • Le Contrat de Développement concerne les PME de plus de 3 ans qui engagent un programme d’investissement immobilier ou d’équipements, ou se lancent dans des dépenses immatérielles de type : frais de recrutement & de formation, publicité & marketing, adaptation aux normes & au respect de l’environnement, travaux d’aménagements, augmentation du besoin en fonds de roulement généré par le projet… Le dispositif est obligatoirement complété par un financement bancaire d’un montant au moins égal au double du Contrat de Développement.
  • Le Contrat de Développement Participatif s’adresse aux PME ou Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI : plus de 250 salariés) qui souhaitent réaliser des investissements ou une croissance externe nécessitant des dépenses immatérielles et des Besoins en Fonds de Roulement (BFR). Ces entreprises, de plus de trois ans, doivent afficher une prévision de croissance de 5% par an. BPI peut alors s’engager jusqu’à 3 millions d’euros pour renforcer la structure financière dans la limite des fonds propres et quasi fonds propres de l’entreprise : 1€ de contrat de développement participatif pour 2€ de prêt d’accompagnement bancaire ou 1€ de CDP pour 1€ de fonds propres apportés.
  • Le Contrat de Développement Innovation est destiné aux PME engageant un programme d’innovation : lancement industriel, développement d’une technologie innovante, modernisation, nouveaux marchés, nouveaux modes de commercialisation, innovation de méthodes et organisationnelle… Il varie de 40.000 à 300.000 € dans la limite des fonds propres et quasi fonds propres de l’entreprise.
  • Prêt pour la revitalisation du territoire est destiné aux PME (10 salariés et plus) et aux ETI ayant un projet de création ou de maintien de l’emploi des territoires concernés par des restructurations économiques.
  • « Avance Plus », le Financement des créances professionnelles s’adresse aux entreprises qui ont conclu des marchés ou des commandes auprès de grands donneurs d’ordre publics ou privés et qui ont, de ce fait, à faire face à d’importants délais de paiements.
  • Le Prêt Participatif de Développement «Collectivités territoriales» concerne les PME dont l’activité est située dans la zone d’intervention de la collectivité territoriale et dont les investissements, essentiellement immatériels, sont consacrés à une extension d’activités. Ce dispositif, qui permet de financer la croissance d’une PME avec l’appui d’un département ou d’une région, doit être systématiquement associé à un financement bancaire.
  • Le Prêt Participatif pour la Rénovation hôtelière est destiné aux entreprises du secteur de l’hôtellerie, n’excédant pas 3 étoiles et « en phase de croissance », engagées dans un programme de rénovation pour répondre aux nouvelles normes de classification.
  • Le Prêt pour la Modernisation de la Restauration est dédié au métier de la restauration (rénovation, mise aux normes…). Deux options non cumulables : prêt à taux 0 de 5.000 à 10.000€ ou prêt à taux préférentiel de 10.000 à 300.000€, là encore obligatoirement accompagné d’un prêt bancaire d’un montant au moins égal au double du PMR.
  • Le Prêt Participatif de développement filière bois est destiné aux entreprises de la filière qui veulent développer leurs d’activités,
  • L’Aide à la Ré-industrialisation (ARI) est dédiée aux entreprises du secteur de l’industrie ayant un projet de ré-industrialisation du territoire et s’engageant à maintenir l’activité et les emplois créés, pendant au moins 3 ans pour les PME et 5 ans pour les ETI.
  • Le Crédit Bail mobilier s’adresse à toutes les entreprises effectuant des dépenses d’équipement (matériels, véhicules utilitaires et industriels, informatique, machine outil, neuf ou d’occasion …), dont le montant est supérieur à 40.000€.
  • Le Crédit bail immobilier est conçu pour les entreprises ayant un projet d’investissement immobilier supérieur à 200.000€. La durée de location varie de 8 à 15 ans.

Pour en savoir plus sur tous ces dispositifs mis en place par la BPI, consultez les réseaux bancaires ou le site bpifrance.fr

2 – Les principes de base d’une bonne gestion

Dans les moments difficiles, la première réaction des entrepreneurs est bien souvent de « serrer les boulons » en supprimant toutes les dépenses non prioritaires. Réflexe naturel et pertinent mais insuffisant car trop défensif. Les mauvaises conjonctures donnent souvent l’occasion de redistribuer les cartes et il est alors essentiel de garder l’esprit vif pour repérer les opportunités de croissance et pouvoir en profiter.

15 conseils pour bien gérer son entreprise en temps de crise

Le site d’informations petite-entreprise.net destiné aux créateurs et dirigeants de TPE, et le magazine « Dynamique Entrepreneuriale » via son site dynamique-mag.com, délivrent quelques conseils simples et faciles à mettre en place pour traverser la crise en mixant décisions défensives et actions offensives :

  • Sécurisez votre trésorerie en optimisant de façon pointilleuse les postes « clients » et « fournisseurs ».
  • Facturez le plus rapidement possible et perfectionnez votre organisation interne en conséquence.
  • Etablissez un outil de suivi efficace des règlements pour relancer, sans délai, vos clients les plus laxistes.
  • Négociez un allongement des délais de paiement avec vos fournisseurs, ou, en alternative, demandez leurs de baisser le prix de leurs prestations.
  • Demandez une remise en cas de paiement comptant.
  • Contrôler les délais de livraison des fournisseurs pour éventuellement pouvoir négocier en cas de retard.
  • Restez à l’écoute de votre secteur d’activités et de votre zone d’attraction pour éviter impayés et ruptures d’approvisionnement. Tenez-vous informé de la santé financière de vos clients et de vos fournisseurs stratégiques.
  • Prospectez de nouveaux fournisseurs et ne dépendez pas de fournisseur unique dans chaque domaine. Vous y gagnerez en pouvoir de négociation et en sécurité d’approvisionnement.
  • Surveillez vos stocks de manière régulière : évitez les stocks superflus et les charges financières qui vont avec, sans pour autant être trop « juste » pour ne pas être en rupture de stocks et mécontenter vos clients… qui risquent alors d’aller voir ailleurs. Par ailleurs, l’entrepreneur qui préfèrera acheter en quantité plus importante que ses réels besoins pour obtenir un prix d’achat réduit, devra bien faire ses comptes. En effet, ce sur-stockage peut s’avérer en partie inutilisable (si le produit est devenu obsolète), alourdit le Besoin en Fonds de Roulement et occasionne souvent des problèmes d’entreposage
  • Accordez la priorité à vos clients et verrouillez leur fidélisation : ils sont vos meilleurs alliés pour maintenir le cap dans la tempête.
  • Soignez votre relationnel et image de marque auprès de vos partenaires et clients. L’entreprise a besoin d’un maximum de crédibilité pour passer la conjoncture difficile.
  • N’oubliez pas votre personnel en jouant la carte de la transparence : c’est le seul moyen de garder la confiance et de resserrer les rangs de votre équipe.
  • Ne lâchez pas le marketing et la publicité : ne plus communiquer peut refléter votre faiblesse et de révéler votre fragilité. En revanche, continuer à être présent permet de gagner des parts de marché quand la concurrence est plus frileuse.
  • Maximisez les nouvelles technologies pour réduire vos coûts et accroître votre compétitivité.
  • N’ayez pas peur d’investir (si possible par l’emprunt : voir ci-dessus les solutions favorables actuelles de la BPI). Sans investissements pertinents, sans productivité constamment optimisée et sans innovation permanente, la route risque de devenir rapidement « glissante ».

3 – Le tableau de bord, une boussole à consulter par tous les temps.

indicateurs

Dans sa revue Connivence, le Groupe BDO, 5e réseau mondial d’audit, conseil & expertise comptable, insiste sur le fait qu’aujourd’hui « la complexité croissante des marchés, de la clientèle, de la saisonnalité et du contexte économique fortement évolutif, fait qu’il n’est plus possible d’évaluer la performance de son entreprise en se limitant à la lecture d’un bilan financier, même semestriel ».

De fait, pour piloter efficacement et être réactif, les décideurs ont besoin d’informations à la fois fiables (qualité des sources), globales (chiffres de la production, du marketing, de la qualité, des marges, résultats financiers, …) et rapides (informations renouvelées et facilement accessibles), mais surtout, ils doivent disposer d’outils pour pouvoir interpréter ces informations.

Tableaux de bord, des outils indispensables d’aide à la décision

Avoir une batterie d’indicateurs à disposition permet de :

  • Repérer rapidement les forces et les faiblesses en cours, et par conséquent d’anticiper les opportunités ou les difficultés à venir,
  • Procéder à des actions de correction : si les objectifs ne sont pas atteints, il faut en comprendre les raisons (manque d’effort commercial, de communication, arrivée d’un nouveau concurrent, absentéisme, augmentation de tarif d’un prestataire, jours fériés…) pour mettre en place une ou des actions correctrices adaptées.
  • Anticiper le lancement d’une nouvelle activité, d’un nouvel investissement, le recrutement d’un nouveau collaborateur en CDI,
  • Anticiper d’éventuels problèmes de trésorerie,
  • Préparer l’entretien avec le banquier pour définir la meilleure solution : autorisation de découvert, financement à court terme, crédit bail…
  • Rassurer par la même occasion la banque qui perçoit le sérieux et la transparence de la démarche.
  • Anticiper une montée en charges de certaines activités ou certains services avec à la clé des actions de formation, d’embauche d’intérimaires ou de CDD.
  • Maintenir les performances de l’entreprise…

4 catégories d’indicateurs

L’Agence pour la Création d’Entreprise (APCE) dénombre 4 catégories d’indicateurs à utiliser en fonction de l’activité de l’entreprise :

  • des indicateurs économiques qui mesurent les résultats et les coûts.
  • des indicateurs physiques qui mesurent la qualité des produits, le traitement des commandes, la logistique, les stocks…
  • des indicateurs humains chargés de mesurer la performance des salariés productifs.
  • des indicateurs de suivi de projets qui aident à mesurer l’avancée d’un projet.

Les conditions d’un bon tableau de bord

Le Groupe BDO fournit certains conseils pour élaborer des tableaux de bord vraiment opérationnels, en forme de « compte de résultat mensuel » :

  • Les indicateurs doivent mesurer des performances qui sont en phase direct avec les objectifs concrets, quantitatifs et qualitatifs, précisés dans la stratégie globale de l’entreprise, à savoir au minimum : le chiffre d’affaires, les marges, la rentabilité, les prix de revient, les délais de paiement, les données sociales et environnementales.
  • Les informations doivent pouvoir être collectées facilement pour que le tableau de bord puisse être communiqué dans des délais courts.
  • Il n’est pas utile de rechercher des informations précises, au centime d’euro. Le but est d’avoir une information pertinente afin de pouvoir réagir vite.
  • Une fois les indicateurs choisis et le contenu établi, il reste à soigner le format visuel et sa présentation. Selon l’activité de l’entreprise, les experts-comptables, les associations agréées ou les centres de gestion agréés sont les mieux placés pour vous aider à mettre en place une batterie de tableaux de bord ou à vous conseiller sur les logiciels les mieux adaptés à votre structure.

 

Didier Reuter

Principales sources utilisées :

APCE, Createur2entreprise.com, BDO France, les Echos.fr, Petite-entreprise.net, dynamique-mag.com, experts-comptables.fr

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