Le cognac bio* : un débouché encore hésitant
La nouvelle bouteille L’Organic a été imaginée par Jean Pasquet (© DR-Anne Lacaud)

Le cognac bio* : un débouché encore hésitant

 

Aujourd’hui, le vignoble bio représente seulement 1 à 2 % de la surface du vignoble charentais. Vitibio, l’association des vignerons bio du Poitou-Charentes qui fête ses 20 ans cette année, compte une quarantaine d’adhérents. Elle constate qu’un grand nombre de viticulteurs devrait rapidement changer ses pratiques afin d’éviter toute pollution. Lors de son assemblée générale du 6 février dernier, Vitibio a décidé d’être plus présent sur les salons internationaux afin de valoriser la filière cognac à l’étranger. En effet, c’est un produit qui se vend principalement à l’exportation.

Les aides de l’Etat proposées il y a quelques années ont poussé certains vignerons à conquérir de nouveaux segments comme le bio. La Société des Vins et Eaux-de-vie est le négociant qui achète le plus de bio, soit entre 400 et 600 hectolitres d’alcool par an. Le cognac bio n’est pas une priorité pour les grandes maisons de négoce qui préfèrent se concentrer sur d’autres créneaux. De plus petites comme Pinard ou Brard-Blanchard se sont lancées depuis longtemps.

A Eraville, Jean Pasquet a repris l’exploitation de son père depuis 2011. Il exploite huit hectares de vignes en conduite biologique sur quatorze. Il a ainsi troqué les produits chimiques pour des purins d’ortie et de prêle. L’Organic, son produit phare, est un cognac certifié bio entre 4 et 7 ans d’âge. Il est vendu aux alentours de 30€ directement à la propriété ou sur son site web. Le nouveau packaging s’inscrit dans la mode du craft, engouement international pour les produits artisanaux. Sorti en 2017, il devrait permettre à la marque de renforcer sa notoriété et doper ses ventes.

* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Emilie H.

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