Cotton Wood recycle aussi le polystyrène
Joël Pasquet et Laure Servant

Cotton Wood recycle aussi le polystyrène

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Implantée sur la RN 10, au centre routier des Minières de Payré (86), l’entreprise Cotton Wood joue aussi dans la cour de l’écologie. Entretien avec les deux associés Joël Pasquet et Laure Servant.

 

Pourquoi ce nom de Cotton Wood ?

Lors de la création de la société, nous étions spécialisés dans les produits de rangements en bois et en coton. Nous étions sur le créneau de l’aménagement de la maison en entrée de gamme. Notre cible était notamment les studios pour étudiants désargentés. Rapidement, à partir de 2000, notre gamme s’est enrichie avec des objets de décoration : tapis, luminaires et accessoires comme poufs, chauffeuses et poires.

Vous produisez tous vos articles ?

Nos fournisseurs sont implantés en Asie du Sud-Est où nous avons trouvé des produits de qualité. Ainsi l’essentiel du textile vient d’Inde. Les housses que nous garnissons ici sont produites essentiellement en Chine. Nous utilisons de la mousse pour les chauffeuses et du polystyrène pour les autres assises. À Payré, nous assurons la création, l’assemblage et le stockage.

Vous faites produire à partir de vos propres créations ?

Oui, c’est Laure Servant qui est plus spécialement chargée de ce secteur. Ce travail passe par une étude scrupuleuse du marché, une analyse des tendances à travers la presse, les salons, nos déplacements mais également à travers les échanges avec nos fournisseurs qui nous font des propositions. La grande difficulté tient au fait de devoir travailler avec au moins un an d’avance.

Qui sont vos clients ?

Nos clients se trouvent dans la grande distribution, dans l’ameublement, le bricolage et chez tous les acteurs du e-commerce. Ils viennent puiser dans notre catalogue riche de plusieurs dizaines de produits. Nous avons d’ailleurs ouvert un showroom pour accueillir à Payré nos clients et nos futurs clients. Cotton Wood est prêt à trouver presque tout ce qu’un client peut vouloir en matière de décoration.

 

«L’économie circulaire est un moyen de sécuriser nos approvisionnements »

 

Vous avez créé une filiale, Poitou Polystyrène, quel est son rôle ?

Il faut savoir qu’au départ, nous nous approvisionnions directement auprès des fabricants d’emballages. Mais ceux-ci pour réduire leurs coûts ont aussi réduit leurs pertes en matière première. Aussi Poitou Polystyrène est chargé de récupérer le polystyrène dans les déchetteries mais aussi auprès des industriels qui veulent se débarrasser de leurs déchets. Ceux-ci sont ensuite triés, broyés et dépoussiérés afin d’être prêts pour le garnissage.

Quelle est votre zone d’approvisionnement ?

Nous travaillons avec de nombreuses collectivités dans les Deux-Sèvres, en Vendée et sur une partie de la Vienne. C’est essentiellement une question de proximité. Une collecte trop éloignée de notre site ne serait plus intéressante financièrement. Poitou Polystyrène nous permet d’obtenir une certaine indépendance dans notre approvisionnement en matière première tout en participant au développement d’une économie circulaire.

 

Cottonwood (Payré, 86) réalise des poufs et accessoires de décoration

 

Quelques chiffres

Actuellement l’entreprise occupe un bâtiment de 6 800 m² au centre routier des Minières de Payré. Celui-ci existe depuis 2008 et regroupe l’ensemble des activités ainsi que la toute jeune filiale Poitou Polystyrène. Jusqu’en 2014, une partie des activités de la société était basée à Poitiers. Cotton Wood emploie 17 personnes auxquelles il faut ajouter les 25 temps complets de l’ESAT de Vivonne, intégrés à la société.
Très impliqués dans la vie de leur entreprise, les deux associés avouent une vie en dehors du travail. Joël Pasquet aime voyager et découvrir de nouveaux horizons. « Ce qui m’intéresse, ce sont les pays mais aussi les gens et la nature » confie-t-il. Bon connaisseur de l’Asie du Sud-Est, ce qui l’a le plus marqué, c’est l’évolution de la Chine. De son côté, Laure Servant se montre moins prolixe. Elle partage son temps entre son travail et ses trois enfants. On n’en saura pas plus.

 

Jean-Sébastien Thomas

 

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