Croissance verte

EasyLi mise sur le stockage énergétique

Implantée au nord de Châtellerault, l’entreprise EasyLi a été créée en 2011 par François Barsacq, président directeur général, et Dominique Martin, directeur technique. La société est spécialisée dans deux secteurs assez voisins et qui peuvent apparaître comme complémentaire l’un de l’autre. « Notre activité première concerne le développement de batteries Lithium-ion sur mesure pour les transports électriques légers (vélos, scooters, petits véhicules urbains). Nous nous adressons aussi bien au transport de personnes que de marchandises », précise le Pdg. Le second créneau, plus récent, porte quant à lui, sur « des solutions de stockage d’énergie photovoltaïque pour l’habitat, les constructions agricoles mais également les bâtiments industriels et tertiaires » poursuit François Barsacq. Dans le stockage d’énergie, la difficulté qui subsiste réside dans le rapport entre le coût et les gains attendus. Cependant, François Barsacq l’affirme avec conviction : « Je crois beaucoup aux systèmes de stockage des énergies renouvelables. » Pour le stockage, EasyLi a mis au point une gamme de batteries, commercialisées sous la marque Storelio. Ces batteries Lithium « respectueuses de l’environnement » sont annoncées avec une autosuffisance de l’ordre de 50 %.

EasyLi emploie 15 personnes pour un chiffre d’affaires, en 2017, de 2,5 millions d’euros, réalisé à 80 % dans la mobilité et à 20 % dans le stockage énergétique. L’objectif est un rééquilibrage des deux activités.

 

Les entreprises de l’Angoumois jouent la carte verte

Fin, mars, la communauté d’agglomération du Grand Angoulême a officialisé le lancement de son programme « Territoire à énergie Positive (TEPos) Entreprises de l’Angoumois ». Pendant 24 mois, l’agglomération ainsi que les communautés de communes de La Rochefoucauld Porte du Périgord et Lavalette Tude Dronne vont accompagner une quinzaine d’entreprises du secteur industriel et tertiaire dans une démarche de réduction de leur consommation d’énergie de 10 %. Les collectivités sont épaulées dans cette démarche par l’Ademe, la chambre de commerce et d’industrie et le Pôle des Eco-Industries. Ce sont ces organismes qui guideront individuellement chaque société via un programme millimétré comprenant cinq phases : pré-diagnostics énergétiques, élaboration d’un tableau de bord de consommation ; mise en place d’ateliers thématiques ; formation de référents internes et suivi de la mise en place du plan d’actions.

Les entreprises retenues dans ce programme couvrent de nombreux secteurs d’activité. On trouve aussi bien de l’agroalimentaire avec les Boyauderie Varliaud, que des papeteries (Thiollet, Valentin…) mais également des sociétés spécialisées dans la blanchisserie industrielle (Locatex) ou les structures métalliques (Soumagne).

Cette phase n’est que la première. En effet, la même action devrait être déclinée prochainement auprès des artisans et commerçants avec l’objectif final d’atteindre une baisse de 10,5 Gwh, soit l’équivalent de la consommation énergétique de 600 logements.

 

Coeco veut mettre le pied à l’étrier des jeunes « pépites »

La Jeune Chambre Économique (JCE) de Rochefort est sur le point de concrétiser son projet Coeco. Entre croissance verte et économie sociale et solidaire, cette entreprise en devenir a déjà reçu le soutien de nombreux acteurs à l’image de la société In Extenso, le Crédit Mutuel, la MACIF, le groupe LBS, Manuchar, Synap’TIC et le Pôle Emploi. « Notre activité, explique Olivier Grizon, directeur de la commission Coeco, s’articulera autour de la régénération de batteries et d’huiles de moteurs. Grâce à un traitement électrique, nous serons en mesure de redonner 80 % de la puissance d’une batterie et de multiplier par 2,5 sa durée de vie. Nous disposerons également d’un camion qui permettra de refiltrer les huiles ». Dans un premier temps, Coeco visera les flottes professionnelles à l’image des agriculteurs, entreprises de BTP… « Nous interviendrons sur l’ensemble du département de Charente-Maritime », se félicite le responsable.

Mais, l’objectif de Coeco est également d’apporter un soutien aux futurs créateurs d’entreprise. « Nous sommes entourés de pépites à la tête pleine mais qui manquent d’argent pour réaliser leur projet. Ces jeunes de moins de 26 ans pourront intégrer l’entreprise pendant 16 à 18 mois, participer à son fonctionnement et passer par tous les postes ». Ainsi, tout en acquérant les « bonnes pratiques », ils seront rémunérés pour leur travail et pourront se constituer un petit capital pour leur projet. L’objectif de la JCE est de démarrer l’activité d’ici la fin de l’année voire début 2018. Afin de récolter des fonds, elle a organisé le 11 juin une journée au château de la Gataudière et prévoit de lancer une opération de financement participatif.

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