Ecale Métallerie sur les bons racks

Ecale Métallerie sur les bons racks

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Karine Écale Dirigeante de Écale Métallerie

 

Ancienne patronne d’une auto-école, Karine Écale reprend à 40 ans les commandes de la métallerie familiale, à Ayron (Vienne). Un changement de cap qu’elle négocie avec dynamisme et optimisme.

 

QUELQUES CHIFFRES

Écale Métallerie emploie douze salariés dont la moyenne de présence dans l’entreprise est de 19 ans. Reprise par Karine Écale en octobre dernier, la nouvelle dirigeante table sur un chiffre d’affaires d’environ 1,5 million d’euros pour son premier exercice. Installée à l’entrée du village la société ne connaît pas de problème de foncier et dispose d’une surface de 3 600 m².

 

Quelle est l’histoire de l’entreprise et son évolution ?

Karine Écale. C’est une histoire qui remonte loin dans le temps. À la fin du XIXe siècle pour être plus précise. Je suis la cinquième génération. Mon arrière-arrière grand-père, Aimé Écale, commence à Ayron une activité de maréchal-ferrant. Au début du XXe siècle, son fils, Almir, reprend la forge et poursuit l’activité paternelle. Premier grand virage dans le développement de l’entreprise avec l’arrivée d’André Écale. Celui-ci ne s’intéresse pas aux chevaux. Les portails en fer forgé sont sa véritable passion. Le grand-père, André, dessine, sur du papier Canson, les modèles de portails qu’il imagine. Ces dessins ont été précieusement gardés au sein de l’entreprise et forment en quelque sorte la base de nos créations. Il y a encore beaucoup de belles demeures de la région qui s’ouvrent derrière les portails du grand-père. Après 1991, l’entreprise devient la société Écale et Fils et s’installe dans l’actuel bâtiment. Mon père, Jean-Jacques, s’implique pour faire tourner la boutique. Dans le même temps, il développe la mécano-soudure et les travaux pour les bâtiments industriels et agricoles.

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Vous n’étiez pas destiné à prendre les rênes de la société. Comment passe-t-on de l’auto-école à la métallerie ?

Karine Écale. Effectivement, je n’étais pas programmée pour prendre les commandes de l’entreprise. Mais, les hasards de la vie en ont décidé autrement. Comptable de formation, j’ai débuté comme secrétaire-comptable dans une auto-école. Ensuite, en parallèle, j’ai obtenu le diplôme de moniteur. J’ai fini par acheter l’auto-école dans laquelle j’avais passé mon permis de conduire. Même si j’ai été élevée à l’ombre de la forge rien ne me prédestinait à reprendre le flambeau. Plusieurs événements sont venus perturber la vie de la société. L’entreprise a connu des moments difficiles jusqu’au placement en redressement judiciaire. Maman qui s’occupait de l’administration est tombée malade avant de décéder l’an dernier. Je l’ai aidée autant que j’ai pu dans son travail. Peu à peu je me suis investie de plus en plus. Papa a essayé de s’en sortir seul mais c’était au-dessus de ses forces. Il s’est lentement désengagé avant de me passer les clés de la maison. Nous sommes repartis sur des bases neuves le 1er octobre 2017.

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Quels sont vos marchés et les projets d’Écale Métallerie ?

Karine Écale. Nous travaillons sur trois marchés. Les particuliers représentent 20 % de l’activité (portail, garde-corps, rampe, etc.). Le deuxième marché porte sur les entreprises (70 %) construction, rénovation de bâtiments industriels et agricoles, y compris les silos ainsi que la mécano-soudure, soit tout ce qui touche le fer dans l’entreprise. Les derniers 10 % concernent les collectivités. Pour l’avenir, il faut être optimiste. Tout en gardant nos racines, nous allons développer la mécano-soudure et tout le côté fournitures pour les entreprises.

 

Une patronne « très famille »

Karine avoue beaucoup travailler comme son mari lui aussi au sein de l’entreprise. Elle reconnaît que l’essentiel de son temps libre elle le consacre à sa famille, y compris la belle-famille. « Nous sommes très famille » confie-t-elle. Mère de deux petits garçons : Kahys, 4 ans et Neryo, 2 ans, elle réserve à ses enfants un maximum de temps. « Il faut savoir profiter des gens que l’on aime » explique Karine. Dès qu’elle le peut, elle grappille un week-end par ci par là pour se détendre et s’évader en famille.

 

Jean-Sébastien Thomas

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