Eklor avec le soleil pour ami
Jean-François Chavagnac, Directeur général d'Eklor à Thorigné (79)

Eklor avec le soleil pour ami

Avec deux nouveaux dirigeants à sa tête, la société deux-sévrienne Eklor est spécialisée dans le solaire thermique et le photovoltaïque. Précision avec Jean-François Chavagnac, directeur général.

La société a dernièrement changé de tête.

La société Eklor a été créée en 2005 par François Gibert. Elle a été reprise, en 2015, par deux cadres, Nicolas Savariaux, directeur technique, et moi-même, Jean-François Chavagnac, directeur commercial. Nous avons conservé nos anciennes fonctions auxquelles nous avons ajouté nos postes de dirigeants : présidence pour Nicolas et direction générale pour moi.

Quel est le métier ou les métiers d’Eklor ?

Le solaire reste notre domaine d’activité. Nous développons deux types de systèmes.

C’est d’abord le solaire thermique. Nos produits, fabriqués sous la marque Eklor, servent à la production d’eau chaude qu’elle soit sanitaire ou destinée au chauffage. Pour cette partie fabrication, nous nous appuyons sur des partenaires situés pour la plupart dans l’ancienne région Poitou-Charentes. Nous avons nos propres brevets, procédés de fabrication et certifications.

Le second volet porte sur le photovoltaïque pour la production d’électricité. Nous avons un rôle d’assembleur. Nous achetons des pièces dans le monde entier et nous les assemblons sur notre site de Thorigné.

« Les industriels introduisent nos productions

dans leurs fabrications »

extérieur bâtiment de l'hôpital de Carcassonne équipé par la société Eklor

Eklor équipe l’hôpital de Carcassonne

Qui sont vos clients ?

Pour le solaire thermique, nous fournissons exclusivement les installateurs. Ce sont des entreprises du bâtiment, spécialisées dans le chauffage, l’électricité et la plomberie. En ce qui concerne le photovoltaïque, 9 clients sur 10 sont les mêmes entreprises que pour le solaire thermique, auxquelles il faut ajouter les industriels. Ceux-ci introduisent nos productions dans leurs fabrications notamment pour les produits en alimentation autonome en énergie comme des balises flottantes, les panneaux de signalisation ou les lampadaires.

Quels sont les chantiers sur lesquels vous êtes présents à un titre ou à un autre ?

Nos produits étaient présents sur de grands chantiers comme le parc Eurodisney ou la construction d’hôpitaux, dont la référence pour nous demeure celui de Carcassonne, mais aussi de maisons de retraite. Actuellement nous avons en cours le marché du stade Aréna, à Paris, de l’hôtel Marineland, la rénovation du zoo de Vincennes. Nous sommes présents sur le réseau de chaleur de Châteaubriant (Loire-Atlantique). Dans le domaine du solaire thermique, il s’agit du plus important chantier de ce type en France, avec 2 300 m². L’opération est actuellement en cours.

Et pour ce qui concerne le photovoltaïque.

En France, nous sommes principalement sur un marché d’autoconsommation sur le logement, mais également sur les petits appels d’offres et le secteur agricole avec, essentiellement, de l’équipement de bâtiments. Nous sommes aussi présents dans une vingtaine de pays africains. Il s’agit généralement de sites isolés où, grâce au photovoltaïque, on fait tourner des pompes. Celles-ci montent l’eau dans des bassins ou des réservoirs. L’eau sert d’eau potable ou pour l’irrigation.

 

Propos recueillis par Jean-Sébastien Thomas

 

QUELQUES CHIFFRES

La société Eklor est implantée à Thorigné où se trouvent les bureaux et l’atelier de stockage et de préparation. La société dispose d’un bureau dans le Rhône, à Saint-Priest. L’entreprise deux-sévrienne emploie une quinzaine de personnes et affiche un chiffre d’affaires, en 2016, de 6 millions d’euros.

 

Les deux dirigeants ont des loisirs sinon opposés du moins différents. Passionné d’Espagne, celle des poètes et des musiciens andalous, Nicolas Savariaux gratte depuis une trentaine d’années sur une guitare sèche, des airs de flamenco. Il ne manque jamais une occasion de se ressourcer à Grenade ou au cœur de l’Andalousie.

Jean-François Chavagnac cultive une double passion pour le tennis et pour la moto. Tennisman accompli, il fut naguère classé. Amoureux des motos italiennes, notamment Ducati, des ennuis de santé l’on contraint à stopper ses randonnées motocyclistes. « Je vais bientôt reprendre » confie le motard.

 

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