Glemo : Le chaînon manquant entre les salariés et les entreprises

En l’espace de 17 ans, le Glemo (groupement local d’employeur de Marennes-Oléron) est devenu le second employeur privé du territoire. « L’association est née du constat qu’il y a toujours du travail sur le bassin, mais pas toujours dans les mêmes entreprises puisque ces dernières sont très dépendantes des saisons », précise Olivier Poitevin, directeur du Glemo.

Six sociétés sont à l’origine de la naissance de l’association. Aujourd’hui, elles sont 107 adhérentes dans des secteurs d’activités variés. « Les commerces, villages vacances et ostréiculteurs sont les plus demandeurs. Mais, nous sommes également sollicités par les exploitants agricoles ainsi que les entreprises spécialisées dans les espaces verts et un peu par celles du bâtiment », détaille le directeur. Si les adhérents du Glemo sont à 95 % de petites structures, il n’empêche qu’elles ont généré 118 000 heures de travail en 2015. « Nous avons employé 120 personnes. Ce chiffre représente 73 équivalents temps plein », se félicite Olivier Poitevin qui note que l’association a ainsi dégagé un chiffre d’affaires de plus de 2 millions d’euros.

Si l’avantage est certain pour les entreprises qui trouvent ainsi de la main-d’œuvre temporaire, les salariés ne sont pas en reste. « Nous accompagnons de nombreux jeunes et quinquagénaires, un public souvent éloigné du marché de l’emploi. Par ailleurs, en travaillant dans des entreprises différentes, nos salariés acquièrent et développent de nombreuses compétences », explique le directeur du Glemo. Un autre constat s’impose. Depuis sa création, le groupement a permis à 150 de ses salariés de décrocher un CDI dans une des entreprises adhérentes.

 

Laurent Kaczmarek

 

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