Grande région Aquitaine Limousin Poitou Charentes : C’est voté !
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Grande région Aquitaine Limousin Poitou Charentes : C’est voté !

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Avec le vote de l’assemblée nationale mercredi (13 régions), c’est une étape historique pour les collectivités territoriales françaises qui s’est jouée. Quinze régions métropolitaines sur 22 sont désormais engagées dans un processus de fusion, dont l’ensemble géant Aquitaine Limousin Poitou-Charentes.

Cette fusion à 3 qui s’appliquera au 1er janvier 2016 ne fait pas vraiment polémique localement, même si des voix discordantes se font entendre, notamment en Limousin. François Bayrou s’est montré sur Europe 1 le principal opposant local à la fusion.

Réflexion sur la proximité et accent sur l’innovation

Les 3 Présidents des Conseils Régionaux travaillent déjà ensemble. Ils ont publié le 8 novembre une tribune commune et ont longuement échangé. Dans un communiqué commun, ils affirment que la grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ne sera « « ni la stricte juxtaposition de trois régions existantes, ni une fusion-absorption ». Certes, il ne subsistera « qu’une seule assemblée, sans doute à Bordeaux », reconnaît Gérard Vandenbroucke. Mais, prévient Jean-François Macaire, « Poitiers et Limoges continueront à jouer leur rôle. C’est une des clés de la réussite ». Une chose est certaine, insiste Alain Rousset, « il faudra mener une réflexion sur la proximité et sur la gouvernance » de ce territoire qui couvrira près d’un quart de la France. Une condition sine qua non, remarquent de concert les trois présidents, « pour que les populations ne se sentent pas dépossédées » et pour leur « donner de l’espoir et de l’envie ». »

L’entité Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (nom provisoire, Alain Rousset plaidant pour « Aquitaine ») est en pointe dans les secteurs : aéronautique, chimie verte, éco-construction, lasers, cuirs-luxe, image-numérique, design, ports, ainsi que pour sa capacité d’innovation.

Une vaste réforme de l’organisation territoriale

Dans la réforme votée, le droit d’option permettant à un département de changer de région est permis entre 2016 et 2019 sans référendum local. Il requiert le vote des deux conseils régionaux concernés, et du conseil départemental à la majorité des trois cinquièmes. Les prochaines élections régionales sont repoussées à décembre 2015 (au lieu de mars). Le groupe UMP saisira le Conseil constitutionnel sur ce texte.

Le volet compétence de la réforme territoriale est en cours de discussion au Parlement (projet de loi NOTRe pour Nouvelle organisation territoriale de la République), avec transfert des collèges, du transport scolaire, des routes et des ports départementaux aux régions. Les conseils départementaux seraient maintenus, tandis qu’un agrandissement des intercommunalités et un renforcement de leurs compétences est prévu. Le texte définitif devrait être adopté avant l’été.

 

Voir les premières politiques communes des 3 Présidents de la grande région

 

En chiffres :
7 470 000 habitants (11,74 % de la population nationale)
84 060 km² (15,45% de la superficie nationale)
Seulement 7,45% du PIB national
Plus grande distance entre 2 points : 490 km

 

Laurent Kaczmarek

1 mise à jour

 

Principales sources utilisées :

Le Monde, Les Echos, Le Figaro, Région Limousin, Libération. Volet compétences

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