Les studios d’animation angoumoisins embauchent toujours

Après les Etats-Unis et le Japon, la France est le troisième producteur de films d’animation. La Région Nouvelle-Aquitaine a distribué 1.8 M€ aux collectivités afin qu’elles attirent les entreprises. L’Etat a également mis en place un crédit d’impôt de 30%. D’autre part, la ville d’Angoulême bénéficie d’un environnement exceptionnel et des meilleures écoles pour former les futurs intermittents du spectacle. C’est pourquoi une trentaine de sociétés sont présentes sur le marché de l’animation. Les trois nouvelles sont Xilam, Samka et Chouette Compagnie.

Chez Xilam, où l’on réalise des dessins animés pour enfants comme Oggy et les cafards, les effectifs ont été multipliés par cinq en un an. Le studio reconnaît ne pas avoir eu de difficultés à trouver une main d’oeuvre très qualifiée. La plupart se trouvait déjà sur place mais une autre est venue d’ailleurs, motivée par le cadre de vie ou les projets à venir. La Chouette Compagnie, elle, prévoit d’embaucher une trentaine de personnes début 2018. Les contrats proposés vont de six à dix huit mois. Des profils plus créatifs arrivent peu à peu en complément de ceux davantage techniques. Le bassin angoumoisins dépassera bientôt le cap du millier d’employés. Il sera sûrement nécessaire d’embaucher à l’étranger comme en Italie ou au Canada.

Une autre région vient tout de même concurrencer Angoulême depuis quelques temps. Il s’agit des Hauts de France (Nord). Les aides y sont moins élevées mais des soutiens aux implantations très forts.

Emilie Hillairet

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