LGV Bordeaux-Paris : bilan à un an

Un an après son lancement, en juillet 2017, la ligne grande vitesse qui rallie la capitale à la métropole girondine a fait ses preuves. Avec une fréquentation en augmentation de 50 % (70 % avant les grèves de l’été), elle a ainsi transporté 5,5 millions de passagers sur cette première année. A noter que la clientèle compte un nombre croissant de professionnels et que le lancement de OUIGO, version low-cost du TGV, a rajeunit les voyageurs. Économiquement, la ligne grande vitesse a sans doute influencé les décisions d’implantation d’entreprises ou d’antennes pour les grands groupes sur le territoire bordelais. Ainsi Invest’In Bordeaux qui promeut le territoire auprès des entreprises a enregistré sa meilleure année avec 70 entreprises installées soit 2 000 emplois créés. En matière de concurrence, si l’aéroport a subi une baisse de 8% sur le trafic national en particulier vers Paris, la hausse de 24% du trafic à l’international a compensé largement la perte. Cependant, le nombre de navettes quotidiennes avec Paris a été porté de 10 à 14 par jour et l’aéroport compte investir pour développer son activité. Mais dans le bilan de cette première année d’exploitation, le vrai point sombre reste donc les relations difficiles avec les riverains de la LGV. La présentation de l’étude sur les nuisances liées au passage des trains, lancée en 2017 par LISEA, n’a pas désamorcé les plaintes et le sentiment de négligence des élus et des populations. Ceux-ci qui estiment subir des nuisances (bruits et vibrations) dont la réalité n’est pas prise en compte. Ils continuent donc de se faire entendre pour obtenir raison auprès des institutions et de l’opérateur.

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