Recul conjoncturel du port de La Rochelle en raison du contexte céréalier
Pour Michel Puyrazat (à droite, aux côtés de Philippe Joussemet), malgré un recul en 2016, le Grand Port Maritime est dans une dynamique favorable

Recul conjoncturel du port de La Rochelle en raison du contexte céréalier

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Le 27 janvier ont été présentés le bilan 2016 et les perspectives 2017 du Port Atlantique La Rochelle. Le trafic s’établit à 9 229 165 t., ce qui traduit un recul de 5,9 %, décrit comme « conjoncturel », après un record en 2015 et une forte progression sur les 10 dernières années.

Cette baisse s’explique par celle des céréales et oléagineux (-15,1 %), en raison de la pire campagne céréalière depuis très longtemps, liées à de fortes pluies au printemps. Le blé est quasiment stable. Les engrais, variables d’ajustement pour les agriculteurs sont en diminution, mais l’alimentation animale progresse. Au final, les exportations du port reculent de 14,8 %. La baisse des céréales se répercute sur le trafic ferroviaire. L’opérateur portuaire OFP Atlantique, en représente toujours un tiers. Un appel d’offres est en cours pour trouver un nouvel partenaire suite au désengagement d’Euro Cargo Rail.

Les autres filières augmentent d’1,6 % en moyenne. Dans le détail, les produits forestiers et papetiers affichent +11 %. La Rochelle est le 2e port européen pour la pâte à papier et mise beaucoup sur son développement (+15,9 % en 2016). Tirés par les éoliennes, les colis lourds progressent de 81 % et le lancement de l’appel d’offres oléronais pourrait enrichir les perspectives. Les produits cimentiers sont en croissance de 67 % en raison de la montée en puissance d’Eqiom. Le trafic conteneurs augmente de 9 %. La progression de 3 % des sables manifeste un début de reprise du BTP. De leur côté, les produits pétroliers baissent de 0,9 %, après +8 % l’an passé. La saison des croisières a atteint un record, avec 42 000 passagers, et 50 000 sont attendus en 2017, ce qui représente 80 M€ pour le commerce local.

« On voit la croissance globale, hormis l’accident de parcours », a déclaré le Président du Directoire du Port, Michel Puyrazat, qui la met au crédit d’« une belle osmose entre le public et le privé » sur la place rochelaise.

2016 a été marquée par la mise en service de l’Anse Saint-Marc 2, l’arrivée de l’activité refit de yachts de Compositeworks et le début de la reconfiguration du port de service. De son côté, le secteur privé a investi plus de 25 M€.

En 2017, sont prévus la contractualisation concernant un nouveau terminal Chef de Baie 4, la modernisation de l’appontement pétrolier Est pour accueillir de plus grands navires, la couverture de la forme de radoub 1 utilisée pour le refit, une des plus grandes au monde. Un appel d’offres sera émis pour l’unité de valorisation des sédiments à terre, qui traitera des boues de stations d’épuration. EVA construira une nouvelle unité de stockage. Concernant les grands projets à 3-4 ans, seront lancées les études pour l’aménagement de Chef de Baie, de l’Anse Saint-Marc 3 et de la Repentie.

Philippe Joussemet, Président de l’Union Maritime de La Rochelle, a déclaré que 21 entreprises sont désormais signataires de la charte de développement durable de la place portuaire, un engagement accessible aussi aux petites entreprises. La démarche MER (Matières Energies Rochelaises) va plus loin en organisant une écologie industrielle et territoriale. Le diagnostic concerne 40 entreprises. L’Union Maritime a reçu l’agrément centre de formation et poursuit ses actions pour l’emploi, le recrutement et le lien avec la cité.

 

Laurent Kaczmarek

 

Principales sources utilisées :

Communiqués de presse

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