Tourisme et ressourcement

Tourisme et ressourcement

> Le marché du tourisme d’affaires

> Les différentes formes d’incentive

> Faire le plein d’énergie et rester optimiste

Le marché du tourisme d’affaires

En progression

Les entreprises françaises ont dépensé un volume d’affaires estimé à 8,55 milliards d’euros sur le marché des MICE (meeting, incentive, convention, évènement) en 2013, en progression de +1,1% par rapport à l’année précédente. A l’échelle européenne, les contrastes entre le nord et le sud de l’Europe persistent alors que les moteurs du marché restent l’Allemagne et le Royaume-Uni. La France, l’Italie et l’Espagne montrent toutefois de réels signes de reprise en se plaçant sur une courbe croissante pour la première fois depuis 2010. C’est ce que confirme le dernier rapport de la Global Business Travel Association (GBTA) qui considère que les dépenses sur le marché du tourisme d’affaires en Europe doivent progresser pour atteindre +5,1% en 2014 et +6,5% en 2015. Pour ces 5 pays européens, le montant des dépenses devrait ainsi atteindre les 137 milliards d’euros en 2014 et s’établir ensuite à 157 milliards d’euros en 2015. Plus précisément, le taux de croissance des dépenses en tourisme d’affaires pour 2014 devraient être de l’ordre de 7% en Allemagne, 5,4% en France, 4,4% au Royaume-Uni, 4% en Espagne et 2,8% en Italie. Néanmoins le GBTA reste prudent quant à la fragilité de la reprise économique, constatant que la crise de la dette souveraine est loin d’être terminée et que les prix du pétrole sont toujours menacés. Cette association s’inquiète également du phénomène de désinflation qui peut enclencher un cycle déflationniste en poussant alors les entreprises à retarder leurs dépenses afin de profiter de prix plus bas.

 

La productivité des déplacements

Une récente enquête de HP (Hewlett-Packard Development Company) réalisée auprès des voyageurs d’affaires montre que le travail en situation de mobilité fait aujourd’hui partie de la vie des cadres en déplacements. Une très grande majorité d’entre eux disent terminer la préparation de leurs réunions au cours de leurs déplacements grâce aux nouvelles technologies. Ainsi 88 % des voyageurs interrogés consultent leur messagerie électronique, recherchent des informations et/ou finalisent leurs dossiers. 73 % des cadres précisent que leurs déplacements permettent de combler leur retard et d’améliorer leur productivité et 56 % avouent même avoir de meilleures idées hors du bureau. Dans le même ordre d’idée 54 % consacrent au moins la moitié de leurs voyages à des dossiers relatifs à leur déplacement. Les Britanniques sont 67 % à consacrer la moitié de leur voyage à préparer leurs prochaines réunions alors que les Allemands ne sont que 43 %.

 

La 22e étude du cabinet Coach Omnium sur le marché du MICE et des réunions professionnelles en France indique que les séminaires arrivent en tête des réunions organisées (meeting) et se voient plébiscités par 80 % des cadres devant les manifestations évènementielles (23 %) et les conventions. Peut-être par habitude, les opérations de pure incentive ne sont appréciées que par 9 % des cadres contre 10 % en 2012 et 14 % en 2011. Globalement la plupart des entreprises interrogées déclarent privilégier les réunions professionnelles courtes lorsqu’elles se déroulent sur une journée (58 %), sur 2 jours (44 %), voire sur une demi-journée (32 %). En matière d’hébergement, les entreprises choisissent de préférence les hôtels 3 ou 4 étoiles, tout en notant un intérêt marqué pour les lieux d’accueil atypiques. De son côté, le baromètre 2013 d’American Express Voyage d’Affaires confirme que les entreprises cherchent toujours à faire des économies et à conserver des budgets serrés malgré quelques faits saillants en 2013 :

  • Les budgets ne diminuent pas globalement mais les entreprises ont une meilleure maîtrise des coûts. En Europe, les dépenses de voyages professionnels ont subi une hausse de 0,5 % et devraient croître de 0,8 % en 2014. Pour 87 % des entreprises, le contrôle des notes de frais est devenu une priorité (79 % en 2012).
  • Le budget aérien diminue même s’il reste le premier poste de dépenses dans le budget voyage d’affaires. Il ne représente plus que 37 % des dépenses en 2013 contre 53 % en 2011 du fait que beaucoup d’entreprises continuent à privilégier le transport aérien low-cost.
  • Le budget train et hôtel augmente. Avec les temps de trajet en hausse, l’hôtellerie devient même un poste de dépenses en augmentation.
  • La sécurité et la surveillance des salariés en déplacement sont devenues une nouvelle priorité. Les entreprises n’hésitent plus à mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour géolocaliser leurs salariés et entrer en contact avec eux.

 

Les 3 principales motivations des voyages (base 2013) :

63 %    Congrès et conférences

61 %    Fidélisation des clients

57 %    Gain de nouveaux clients

 

Le budget voyage d’affaires par poste (base 2013) :

37%     Avion (53 % en 2011)

23.6%   Hôtellerie (19,5 % en 2011)

15.7%   Train (10 % en 2011)

9.2%    Autres dépenses (6,3 % en 2011)

7.7%    Repas, boissons (4,9 % en 2011)

6.8%    Location de voitures (6,3 % en 2011)

Une dimension écologique dans les voyages

Une étude internationale publiée en juillet 2013 par la société Titramétric Ltd a mis en évidence que les voyageurs d’affaires voyageant au moins une fois au cours des trois derniers mois sont de plus en plus conscients de la nécessité de réduire l’impact écologique de leurs déplacements en fréquentant des hôtels respectueux de l’environnement. Elle indique notamment que 44 % des répondants envisagent de séjourner dans les hôtels «moyen de gamme» au cours des 12 prochains mois. 47 % d’entre eux estiment qu’il est «important» de séjourner dans des hôtels « verts » certifiés (Certifications Leeds aux Etats-Unis, Ecolabel en Europe, Green Globe au niveau international…). 7 % estiment même que la certification environnementale est un critère «très important» dans leur choix d’hôtel. Parmi les initiatives écologiques et les comportements responsables qui leur semblent importants pour l’avenir en hôtellerie, la plupart des voyageurs citent spontanément : l’utilisation d’ampoules à basse consommation ; l’utilisation de panneaux solaires pour chauffer l’eau et produire de l’électricité ; la consommation sur place de produits issus du papier recyclé…

Les différentes formes d’incentive

Motiver et récompenser

L’incentive est un mot d’origine anglaise signifiant «motivation» dont le concept consiste à stimuler et dynamiser les collaborateurs en leur offrant une récompense, des voyages ou des activités ludiques, en échange d’un objectif impliquant un comportement efficace ou des actions permettant d’améliorer leurs résultats. Cette technique de management d’équipe a débarqué en France au début des années 90 en provenance des pays anglo-saxons (Canada, Etats-Unis, Angleterre) au sein desquels elle est très répandue. Il s’agit avant tout de motiver les collaborateurs de deux façons : la motivation «à être», dans le but de créer une cohésion dans l’équipe en jouant sur le comportement des collaborateurs (team building) et, la motivation «à faire» dont le but est d’améliorer les performances individuelles au travers de campagnes de stimulation. L’incentive est principalement utilisée dans l’animation des forces de vente (réseaux internes), auprès des distributeurs, partenaires et clients (réseaux externes), ainsi que dans la promotion d’une marque ou dans la commercialisation d’un produit. Le grand intérêt de l’incentive est de relancer l’esprit d’équipe et/ou de challenge, d’apprendre aux collaborateurs à mieux se connaître mais aussi à renforcer les liens au sein du service dans le but pragmatique d’améliorer les résultats et le travail collectif.

Les objectifs de l’incentive

Alors qu’initialement l’incentive visait principalement la dynamisation des forces de vente internes et externes, son périmètre s’est progressivement élargi aux caissières, agents d’accueil, personnel administratif, techniciens et services d’administration des ventes. Il existe dorénavant différents programmes de motivation en fonction des types d’objectifs poursuivis :

  • Objectifs commerciaux et de stimulation commerciale : conquête, développement, fidélisation de clientèle…
  • Objectifs RH s’appuyant sur des mécanismes de valorisation des conditions de travail
  • Objectifs de progrès : qualité, sécurité, bonnes pratiques…

Dans tous les cas, la mise en œuvre d’un programme de motivation s’élabore selon 4 grands axes :

  • Une promesse de récompense fondée sur une «espérance de gains»
  • Un challenge individuel, en équipe ou collectif à accomplir
  • La mise en place de règles propres au concours interne dans lequel seuls les x premiers sont récompensés
  • Un contrat d’objectif visant à récompenser les ventes supplémentaires (dites incrémentales).

 

Les principaux objectifs poursuivis par l’entreprise

  • Détendre les individus afin de renouer des liens de confiance, de faire tomber les tabous
  • Favoriser le lien affectif et la créativité du groupe
  • Faire passer des messages en impliquant les salariés et les mettre en état d’écoute
  • Amener à se dépasser pour prendre conscience de ses possibilités en libérant ainsi de nouvelles ressources
  • Permettre aux salariés de différents services de se rencontrer, de se découvrir
  • Créer de l’émulation et de la compétitivité entre collaborateurs, voire de la complicité
  • Se comparer, se frotter les uns aux autres, s’entraider
  • Apporter de la cohésion au groupe
  • Inviter les collaborateurs à réfléchir différemment entre eux
  • Résoudre des problématiques comportementales et d’ambiance après une vague de licenciement ou une fusion.

 

Un programme en 3 temps

D’une manière générale, les entreprises disposant d’un circuit de distribution ou d’une force de vente utilisent entre 1% et 3% de leur CA dans le but principal de motiver et d’animer leurs troupes et leurs réseaux de prescripteurs. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place un système d’information afin de gérer la communication auprès des participants, les résultats en cours ainsi que les gains attribuables. Tout programme d’incentive doit donc reposer sur «une succession d’actes librement consentis» laissant les salariés libres ou non de participer dans le cadre d’un déroulement qui s’effectue en 3 temps :
1. Le lancement avec le recueil des inscriptions et la présentation du dispositif aux cibles concernées
2. Les animations et boosters comprenant la communication et la bonification destinées à maintenir la motivation
3. La clôture avec l’attribution des gains

 

Les différentes formes d’incentive

aviron : une forme d'incentive pour motiver les salariés opar le tourisme et les loisirsD’après Olivier Denis-Massé (Euro RSCG), «La carotte est fondamentale en matière d’incentive sinon les salariés sont déçus et n’accorderont pas d’importance à la manifestation». Il existe plusieurs types de techniques de récompenses dont les principales utilisées concernent :

  • La prime d’argent : C’est une carotte classique relativement efficace surtout si l’espérance de gain est jugée importante.
  • Le voyage professionnel de récompense : L’objectif est de faire rêver ses collaborateurs avec des week-ends dans les plus belles capitales européennes ou dans le cadre de séjours d’évasion ou exotiques. Dans ce cas, l’incentive est particulièrement bien adaptée à l’objet ou en complément d’un séminaire ou d’une convention afin de faire passer un bon moment de détente, d’émotion ou de plaisir aux participants en leur permettant ainsi de se changer les idées.
  • Le team building : Il s’agit de créer un esprit d’équipe, de fédérer les comportements au sein d’un même service ou département autour d’un objectif commun. Il existe une différence entre le team building (à vocation collective) et l’incentive par le choix intrinsèque des activités, lesquelles n’offrent pas nécessairement de récompenses individuelles ou collectives mais un résultat commun en terme de réussite en vue de gagner. Selon Patrick d’Auvigny, directeur du département Conseil d’Accentiv’, «Souvent le team building est une première étape en matière d’incentive. Une façon de mettre l’entreprise en ordre de bataille. On prépare les salariés, on les gonfle à bloc via des conventions, séminaires ou exercices de team building et, ensuite, on donne le départ à un programme de fidélisation dont l’objectif est d’accroître les ventes de l’entreprise.»

 

Activités de team building

Les différentes activités habituellement proposées aux participants sont :

  • Les activités sportives : olympiades, relais, flying board, paint-ball, soccer, régate …
  • Les activités culturelles : quiz thématiques, découverte City Express
  • Les activités artistiques : réalisation d’un lipdub, d’un film, sculpture en sable, fresque géante, light painting…
  • Les activités à sensations fortes : saut en parachute, simulateur de vol, Boot camp, circuit de formule 1, rafting, via ferrata…
  • Les activités détentes : cours de cuisine, d’œnologie, spa, visite d’un vignoble…
  • Les activités ludiques : rallye en transport hors du commun (2CV, quad, voitures de collection, tandem…), chasse au trésor, jeux de construction…

 

  • Le raid aventure : Le principe consiste à emmener ses équipes à l’autre bout du monde ou dans des lieux suffisamment originaux pour susciter la surprise et renforcer la cohésion des salariés.
  • Le cadeau ou chèque-cadeau : Pour récompenser en interne, le recours aux chèques-cadeaux est choisi dans 40% des cas. C’est ce qu’affirme Patrick d’Auvigny pour qui «Toutes les entreprises qui ont de grands réseaux de distribution utilisent les techniques de motivation, notamment les chèques-cadeaux». Il est généralement assorti d’un catalogue de cadeaux destiné à apporter du rêve en utilisant à fond les ressources de l’Internet.
  • Le voyage-récompense : Ce type de récompense intervient en général après une période de travail intensif dans un service ou département. Les équipes les plus performantes se voient alors récompensées par des billets d’avion, des voyages à titre privé, des journées à Eurodisney, des séjours de thalassothérapie, des escapades dans des vignobles chiliens ou avec des stages de golf. Pour Pierre-Olivier Carles de l’agence Stonfield, «C’est typiquement l’événement d’incentive que l’entreprise utilise lorsqu’elle ne rencontre aucune difficulté».
  • La convention : Cette technique permet d’associer un séminaire de travail (assemblée, ateliers de travail…) mobilisant beaucoup de personnes avec des activités de détente. Il s’agit d’un hybride entre le simple voyage de récompense et l’activité de Team building qui, lorsque l’endroit est étonnant, peut marquer fortement les esprits.
  • Le trophée : Il récompense les salariés qui se sont particulièrement illustrés par leurs performances et qui se voient remettre des «awards» devant les responsables de l’entreprise. L’objectif est d’apporter de la reconnaissance et de la gratification avec un titre que l’on peut accrocher fièrement dans son bureau. Il est toutefois fortement conseillé d’associer le trophée à une récompense «matérielle» supplémentaire.

Faire le plein d’énergie et rester optimiste

5 grandes postures à adopter

Se ressourcer devant une piscine pour être plus efficace au travailEn compilant les bons conseils provenant d’experts scientifiques, une vingtaine de comportements sont jugés bénéfiques pour rester aisément en forme et surtout garder l’esprit positif. Etre heureux et avoir du succès dans la vie n’est pas lié au hasard. Selon les psychologues cela dépend étroitement de notre attitude vis-à-vis des autres, de la vie et de nous-mêmes. Par exemple, en se comportant en victimes, les gens ont l’impression que tout est contre eux et deviennent souvent déprimés, négatifs en s’apitoyant sur leur sort. Certains peuvent même devenir agressifs envers les autres et eux-mêmes. Il s’agit-là d’un cercle vicieux aussi inutile que désastreux au niveau relationnel. Aussi pour éviter de tomber dans cette spirale négative, la contre-mesure est celle du renforcement d’une attitude et d’une vision positive de la vie. En psychologie, les moyens les plus efficaces sont souvent les plus simples à mettre en place. Le sentiment d’accomplissement qui en résulte devient alors un moteur puissant qui influence fortement notre bonne humeur et notre énergie. Aussi pour profiter en permanence d’une attitude mentale positive, il convient d’agir sur 5 grandes postures : avoir une vie saine, se donner des perspectives positives, manifester de la gratitude aux autres et à la vie, être à l’aise dans l’environnement social et enfin écouter ses émotions.

A. Avoir une vie saine

Les spécialistes de la nutrition ont l’habitude de dire que «vous êtes ce que vous mangez». Pour avoir une vie saine et se sentir bien il est selon eux nécessaire d’avoir un régime alimentaire équilibré associé à de l’exercice physique. Cela suppose donc de la constance et de la discipline. Pour commencer cette démarche de longue haleine il faut suivre les conseils suivants :

1. Boire du café

«C’est extraordinaire comme le café est un remède miracle capable de sauver des vies» affirme le spécialiste du foie Sanjiv Chopra, professeur à la faculté de médecine de Harvard, qui recommande de le boire principalement noir. En avouant l’existence d’un «mystère scientifique» quant à la façon dont une simple tasse de café répand ses bienfaits dans le corps, de nombreuses études épidémiologiques ont confirmé ses étonnantes vertus dont les principales se résument ainsi :

  • Plus de trois tasses de café par jour réduisent de 20% le risque d’un cancer de la peau chez la femme.
  • Une tasse de café par jour réduit jusqu’à 25% le risque d’accident vasculaire cérébral.
  • Deux tasses par jour réduisent jusqu’à 20% le risque de dépression chez les femmes.
  • Plus de 6 tasses de café par jour pour les hommes abaissent de 60% le risque de mourir d’un cancer de la prostate.

2. Prendre des protéines le matin

Le grand intérêt des protéines c’est que celles-ci informent le cerveau et l’estomac qu’ils sont bien nourris et rassasiés. Il est conseillé de manger le matin un oeuf dur et un yaourt grec à forte teneur protéinique et mieux encore des graines de chia qui possèdent, en plus, un indice glycémique faible et beaucoup de bon gras de type oméga 3.

3. Augmenter sa dose de potassium

L’objectif à poursuivre est d’améliorer son ratio sodium/potassium en abaissant soit le sodium ou en augmentant le potassium. Dans ce dernier cas, le potassium que l’on trouve dans le cacao, les abricots secs, le poisson, les prunes, les épinards, le yaourt nature ou encore les pommes de terre avec la peau, permet de réduire l’effet hypertenseur causé par le sodium. Ainsi, selon les dernières recherches, les gens qui présentent de très mauvais ratios sodium/potassium risquent 2 fois plus de mourir des suites d’une crise cardiaque que ceux dont le ratio est plus bas. Une autre étude a également révélé qu’une augmentation de 1600mg de la consommation quotidienne de potassium soit l’équivalent d’une tasse de lait, de deux bananes, du quart d’un avocat ou d’une demi-tasse de raisins réduit de 21% le risque d’accident vasculaire cérébral. Les nouvelles directives recommandent même d’atteindre les 4700 mg de potassium par jour.

4. Se tenir debout le plus souvent possible

Selon de récentes études, les personnes sédentaires qui ont passé 10 ans assis à leur travail multiplient par 2 le risque de souffrir d’un cancer du côlon. Pour éviter cette pathologie, il convient de se tenir debout le plus souvent possible par exemple, en parlant au téléphone ou en marchant pendant les réunions au bureau. Il faut se lever régulièrement et de nombreuses fois dans la journée sachant que les gens qui prennent le plus de pauses debout tout au long de la journée – même d’une minute – ont une taille plus mince, un taux de cholestérol plus faible et une meilleure production d’insuline que ceux qui en pratiquent moins, malgré tous les autres exercices sportifs que l’on peut faire. Dans le même ordre d’idée, les épidémiologistes affirment que sautiller régulièrement protège du cancer.

5. Se coucher tôt et manger tôt

D’après le docteur Michael J. Breus «Une des choses les plus faciles pour quiconque suit un régime consiste à se coucher et à se réveiller à la même heure chaque jour. Ainsi, votre corps sait quand il faut dormir et est beaucoup plus efficace. Organisez votre alimentation aussi en essayant de manger au même moment tous les jours. Évitez de manger après 20 heures et ne manquez pas le petit-déjeuner». Une étude a démontré que plus les individus mangent après 20 heures, plus leur indice de masse corporelle augmente ainsi que… leur tour de taille.

6. Eviter les écrans d’ordinateur le soir

Selon le Dr Lisa Shive, la lumière bleue émise par les écrans d’ordinateur, les téléphones intelligents et la télévision stimulent le cerveau faisant que l’on a plus de difficulté à s’endormir. Son conseil pour bien dormir, même si l’on utilise de tels équipements 2 heures avant de se coucher est de «Porter des verres ambrés qui filtrent la lumière bleue».

7. Profiter du soleil le matin et se mettre à l’abri l’après-midi

De nouvelles recherches indiquent que les cellules de la peau résistent mieux aux rayons nocifs du soleil et aux UV tôt le matin et deviennent ensuite plus vulnérables l’après-midi. Il a été observé chez la souris qu’une protéine protectrice de l’ADN – présente également chez l’humain – est à son plus haut niveau peu après le réveil et à son plus bas avant le sommeil. Il est donc conseillé de faire ses activités extérieures (jardinage, marche…) plutôt le matin !

8. Marcher pour améliorer sa mémoire

La marche offre un double avantage : elle est bonne pour le corps et pour l’esprit. C’est ce qu’affirme Arthur Kramer, neurologue, pour qui «Tout ce qui augmente le rythme cardiaque semble fonctionner. Marcher c’est bien. Le principal est de trouver à faire ce que vous aimez et faites-le avec générosité». Il explique notamment que «Tous les ans, une région du cerveau appelée l’hippocampe, siège de la mémoire, rétrécit de un à deux pour cent augmentant ainsi le risque de démence au fil des ans». A l’inverse, «L’hippocampe d’un adulte qui marche énergiquement 45 minutes trois fois par semaine augmente plutôt de deux pour cent au bout d’un an» ajoutant qu’«Il n’est jamais trop tard pour commencer à faire de l’exercice.»

9. Eviter les confiseries

De récentes études menées par le Dr Janket, professeur de médecine dentaire à l’université de Boston, ont révélé que les saveurs fruitées et acidulées des bonbons réagissent au contact des édulcorants sans sucre et produisent un mélange acide qui affaiblit les dents et les fait jaunir. Ce médecin indique que «Les plus grands responsables sont les sucettes aux fruits parce qu’elles se dissolvent lentement tout en donnant à l’acide plus de temps pour attaquer les dents. La gomme à mâcher (même celle aux fruits) est moins nocive parce qu’elle stimule la production de salive qui élimine les acides nuisibles». Sauf à «Se brosser les dents tout de suite après chaque repas et après tout contact avec des aliments acides ou des bonbons», ce praticien recommande de choisir soit une saveur à la menthe – menthe poivrée, feuille de menthe, thé des bois – ou le caramel au beurre.

11. Avoir 20 secondes d’avance

Des chercheurs ont conclu que si nous pouvons avoir 20 secondes d’avance sur le temps nécessaire à une tâche, nous sommes alors beaucoup plus enclins à passer à l’acte. C’est ce que confirme Shawn Achor, gourou de la psychologie positive qui préconise, par exemple, si l’on souhaite courir ou faire des exercices physiques le matin, de placer ses chaussures et ses vêtements d’exercice à côté du lit, la veille. Il s’agit en fait de mettre en place une forme de proactivité en circuit-court permettant de devancer l’enclenchement routinier de l’action à mener et non de se contenter d’un processus «lent» dans la mise en place du projet.

12. Mettre du piment dans sa vie

La célèbre chef Jennifer Iserloh affirme que l’élément actif des piments, la capsaïcine, active encore le métabolisme une heure après son absorption. Selon elle, manger des mets épicés aide également à sentir le goût plus intensément à condition de ne pas les surchauffer, sachant que les piments s’avèrent être également une bonne source de vitamine C. Dans les plats cuisinés, elle préconise de commencer en saupoudrant quelques flocons de chili rouge sur des plats italiens ou en remplaçant un poivron par un jalapeno frais.

13. Manger du chocolat le matin

Jacob Teitelbaum, médecin spécialiste de la fatigue chronique, affirme que le chocolat noir est bourré d’antioxydants qui peuvent réduire les risques de crise cardiaque et rendre de bonne humeur en le mangeant en collation le matin. Un carré de chocolat noir contient assez de théobromine (une cousine de la caféine) pour se réveiller sans provoquer de baisse d’énergie rapide par la suite.

14. Absorber davantage de quinoa

Cette graine est riche en protéines, en fibres et en magnésium. Elle possède la réputation d’être un «super-aliment» qui, à proportion normale, contient deux fois plus de protéines et huit fois plus de fibres qu’une portion de riz blanc. Elle permet aussi de protéger contre l’hypertension.

B. Se donner des perspectives positives

Il s’agit de voir les choses du bon côté en évitant d’amplifier les situations négatives tout en relativisant et en minimisant les points positifs. Paradoxal ? Non ! Car la subjectivité est un ennemi intérieur puissant qui doit être combattue par l’objectivité et le sens de la mesure. Il faut faire en sorte d’équilibrer la balance en changeant «l’angle de vue» et en éliminant les avis et préjugés négatifs. La réalité étant ce qu’elle est, tout dépend de la manière dont on l’évalue mentalement. Un esprit négatif aura tendance à grossir les problèmes en les rendant insurmontables, alors qu’un esprit positif les réduira en passant dessus sans dommage. La règle est donc d’abord de prendre du recul sur la situation en réduisant son impact émotionnel, puis de répertorier objectivement les points négatifs et positifs en listant 3 choses que l’on peut faire afin de transformer chaque point négatif en positif. En voyant les choses du bon côté, c’est un supplément d’expérience, d’assurance en soi et de confiance que l’on entretient en éliminant de facto, les pensées «minantes» ou encore le fait de se plaindre ou de regretter. Une autre méthode consiste à imaginer le pire pour se sentir mieux. C’est le conseil que donne Timothy Wilson, psychologue de l’université de Virginie, qui recommande de ne pas concentrer uniquement son esprit sur les «bonnes» choses routinières du quotidien mais de savoir aussi en faire abstraction de temps en temps. Sa méthode est : «Prenez quelques minutes pour vraiment imaginer ce que serait votre vie sans ses bons côtés. Vous ressentirez plus intensément l’amour, la reconnaissance et le bonheur en visualisant ce que serait la vie sans les gens et les choses que vous aimez. Et ils auront alors l’air étonnant et extraordinaire à nouveau.»

C. Manifester de la gratitude

Avoir de la gratitude signifie que l’on sait apprécier ce que l’on est et ce que l’on a. Il s’agit de tirer un trait sur le passé en évitant de se remémorer les expériences négatives et les erreurs antérieures, car ce qui est fait est fait et que cela ne sert strictement à rien d’y penser sinon à déprimer inutilement. Il faut pardonner, s’excuser et/ou faire mea culpa, puis passer à autre chose. La meilleure solution consiste à se concentrer sur l’instant et ce que l’on peut faire aujourd’hui même ou bientôt dans le travail, en famille, en couple, avec les amis, avec de nouveaux projets… Une autre manière de développer une attitude positive c’est de montrer ouvertement que vous appréciez les autres. Il est fortement recommandé de dire à ses proches qu’on les aime ou encore de remercier les personnes qui ont eu de l’influence sur vous ou qui vous ont soutenu (invitation, sortie, carte, lettre, mail, petit cadeau…). Toutes ces «petites» actions forment en fait des gestes très forts dont l’effet est de se sentir bien en rendant également les autres heureux.

D. L’environnement social

Notre humeur et notre motivation sont fortement influencées par les personnes qui gravitent autour de nous dans le monde professionnel et privé. Il est clair que les gens négatifs produisent sans cesse des sources inutiles de parasitages, de conflit ou de stress en se nourrissant elles-mêmes de problèmes ou de contacts réguliers avec d’autres personnes négatives. Elles polluent leur environnement social sans même s’en rendre compte en aspirant vers le bas l’humeur et l’attitude de leur entourage. Il faut donc éviter de passer trop de temps avec ce genre de personnes en optant volontairement pour des rencontres avec des gens jugés positifs. En ce domaine, chacun doit chercher à être bien entouré en fréquentant des personnes positives considérant que le positif appelle toujours le positif. Une autre bonne manière de se créer une attitude positive est de contribuer à la communauté en donnant de son temps, en apprenant des autres, en participant à des projets collaboratifs. Il s’agit également de profiter de la moindre petite occasion pour faire ce que l’on aime et profiter des petites choses agréables de la vie.

E. Écouter ses émotions

Il faut bien distinguer la subjectivité émotionnelle qui déforme la réalité (émoi, colère, haine, stress…) en la rendant souvent négative, du fait objectif qu’est l’écoute attentive de ses émotions. Ecouter ses émotions, ses sensations, ses pulsions, c’est dominer en adulte son Moi afin de découvrir ce qui se cache derrière (insatisfaction, manque, frustration, joie, accomplissement…). Il s’agit là de ne pas tricher avec soi-même ou de se mentir en refoulant le naturel de ses émotions par le fait de tabous ou d’interdits. Cette pratique d’évitement induit progressivement de la rigidité, de l’intolérance en faisant le lit du désespoir, du mal-être, de l’angoisse et d’une attitude mentale inaboutie. Le bon conseil est de faire dans la mesure du possible ce que l’on ressent de légitime ou encore de s’aérer l’esprit, de se distraire, de changer d’activité. En aucun cas il s’agit de se mettre en position de victime, ce qui est la dernière des postures à adapter envers soi-même comme envers les autres qui inconsciemment la rejettent avec force. Il faut également éviter de se soumettre trop longtemps aux émotions souvent négatives apportées par l’actualité et aux émissions TV ou radio stressantes. Mieux vaut rechercher avant tout l’information utile, constructive, motivante, inspirante qui élève l’esprit et donne de bonnes idées.

Didier Reuter

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