Le commissaire aux comptes (CAC) est un professionnel du chiffre chargé de certifier la régularité et la sincérité des comptes des entreprises et organismes soumis à l’audit légal. Son rôle s’inscrit dans un cadre strictement réglementé et suppose un parcours académique exigeant, complété par une formation pratique approfondie. Voici les étapes à connaître pour accéder à cette profession.
Les études pour devenir commissaire aux comptes
Pour devenir commissaire aux comptes en France, le parcours académique est étroitement lié à celui de l’expertise comptable. Le diplôme clé est le Diplôme d’Expertise Comptable (DEC), indispensable pour exercer la fonction de CAC.
Le cursus débute généralement par :
- un DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion), niveau licence (bac +3) ;
- suivi d’un DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion), niveau master (bac +5).
Après l’obtention du DSCG, le candidat doit effectuer un stage professionnel de trois ans, réalisé au sein d’un cabinet d’expertise comptable ou de commissariat aux comptes, sous la supervision d’un maître de stage agréé. Ce stage permet d’acquérir une expérience concrète en audit, comptabilité, fiscalité et conseil.
À l’issue du stage, le futur professionnel passe les épreuves du DEC, qui conditionnent l’inscription à l’Ordre des experts-comptables et à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC).
Les matières étudiées durant le parcours
Le parcours pour devenir commissaire aux comptes couvre un large éventail de disciplines. Les principales matières abordées sont :
- la comptabilité générale et approfondie ;
- l’audit légal et contractuel ;
- le droit des sociétés et le droit commercial ;
- la fiscalité des entreprises ;
- la finance et l’analyse financière ;
- le contrôle interne et la gestion des risques ;
- la déontologie et les normes professionnelles.
Lors du stage et du DEC, l’accent est mis sur l’audit légal, les normes d’exercice professionnel, l’indépendance du commissaire aux comptes et la responsabilité civile et pénale liée à la mission.
L’inscription et l’exercice de la profession
Une fois le DEC obtenu, le professionnel peut demander son inscription en tant que commissaire aux comptes auprès de la Compagnie régionale compétente. Il peut exercer :
- en cabinet libéral,
- en association,
- ou en tant que salarié d’un cabinet d’audit.
Le commissaire aux comptes intervient principalement auprès des sociétés soumises à l’obligation de certification des comptes, mais peut également réaliser des missions spécifiques prévues par la loi (commissariat aux apports, commissariat à la transformation…).
Le salaire d’un commissaire aux comptes
La rémunération d’un commissaire aux comptes dépend de plusieurs facteurs : expérience, structure d’exercice, localisation et type de clientèle.
- Début de carrière : un commissaire aux comptes salarié perçoit en moyenne entre 38 000 € et 45 000 € brut par an.
- Profil confirmé : avec plusieurs années d’expérience, le salaire peut atteindre 60 000 à 80 000 € brut par an.
- En cabinet indépendant : les revenus varient selon le portefeuille clients et peuvent dépasser ces montants.
Un métier exigeant et encadré
Devenir commissaire aux comptes requiert rigueur, indépendance et solides compétences techniques. Le cadre réglementaire, les normes d’audit et les responsabilités associées font de cette profession un pilier de la confiance financière et juridique des entreprises.




