Visage incontournable de la nouvelle génération d’influenceurs français, Inoxtag s’est imposé parmi les youtubeurs les plus influents de l’Hexagone. Entre contenus événementiels, collaborations de grande envergure et diversification tous azimuts, sa notoriété s’est traduite par des revenus impressionnants.
À 23 ans, Inès Benazzouz, alias Inoxtag, revendique une rémunération que peu d’acteurs du numérique atteignent. Derrière les vues et les abonnés, quel est le véritable salaire de Inoxtag ? Revenu YouTube, partenariats, projets artistiques : décryptage des sources d’un succès à plusieurs millions d’euros.
En bref :
- En 2025, Inoxtag a déclaré avoir gagné 1,6 million d’euros uniquement via la monétisation YouTube.
- Ses partenariats avec les marques représentent une source encore plus importante de revenus.
- Ses projets phares, comme le documentaire « Kaizen », mobilisent des budgets de production allant jusqu’à 1,6 million d’euros.
Une ascension fulgurante portée par le numérique
Né à Paris le 2 février 2002, Inès Benazzouz passe son adolescence en banlieue parisienne, entouré d’une passion précoce pour la création de contenus. Dès 2015, il entame ses premières expérimentations sur YouTube avec des vidéos centrées sur les jeux vidéo, notamment Fortnite et Minecraft, qui deviennent rapidement ses thématiques de prédilection. Son pseudonyme, « Inoxtag », résulte de la contraction de « Inox » – son surnom – et de « tag », en référence à la culture urbaine dont il s’inspire.
Son décollage intervient véritablement en 2019, lorsqu’il intègre l’écosystème Webedia, lui offrant un cadre structuré et des ressources professionnelles. Aux côtés d’autres créateurs comme Michou ou Squeezie, Inoxtag s’illustre par ses vidéos dynamiques et sa personnalité extravertie. S’il est initialement cantonné au gaming, il évolue rapidement vers des formats plus ambitieux, combinant humour, aventure et dépassement de soi.
Monétisation YouTube : des revenus exponentiels
La principale source de revenu d’un youtubeur reste, théoriquement, la plateforme elle-même via la publicité. Or, Inoxtag a récemment levé le voile sur un chiffre rarement révélé dans le secteur. Dans une vidéo publiée fin 2025, il affirme avoir perçu 1,6 million d’euros exclusivement via AdSense – la régie publicitaire de YouTube – sur l’année écoulée. Une performance remarquable, d’autant qu’il n’a publié que cinq vidéos sur la période, confirmant le caractère extrêmement rentable de ses contenus à forte audience.
Chaque vidéo cumule entre 10 et 30 millions de vues, ce qui permet d’optimiser le CPM (coût pour mille vues), lequel peut atteindre plusieurs euros pour des chaînes établies. À ce niveau, le revenu n’est plus lié au volume de contenus, mais à leur potentiel viral et à la fidélité de l’audience. Cette logique de « qualité premium » sur les productions, conjuguée à une rareté maîtrisée, transforme chaque sortie en événement numérique à forte rentabilité.
Partenariats et placements : une manne financière stratégique
Au-delà d’AdSense, le cœur de la monétisation d’Inoxtag repose sur les partenariats avec les marques. Le youtubeur a lui-même reconnu que ces collaborations constituaient la part la plus importante de ses revenus, loin devant les simples revenus publicitaires. Les marques, conscientes de sa capacité à mobiliser une audience massive et jeune, investissent massivement dans ses contenus.
Son projet documentaire « Kaizen », relatant la préparation et l’ascension de l’Everest, en est l’illustration la plus éloquente. Le film, qui cumule plus de 30 millions de vues sur YouTube et une diffusion dans 500 salles françaises, a bénéficié du soutien de partenaires prestigieux : Nike, Deezer, Air Up ou encore Orange. Le budget global de production s’élève à 1,6 million d’euros, financé en grande partie par ces soutiens privés. Pour certains, l’investissement dans un placement produit dépassait les 100 000 euros.
Selon les observateurs du marché, un créateur comme Inoxtag peut facturer de 10 000 à 150 000 euros selon la taille des campagnes et la visibilité proposée. Les revenus issus de ces contrats sont souvent confidentiels, mais représentent probablement plusieurs centaines de milliers d’euros annuellement.
Une stratégie économique centrée sur des projets hors normes
Contrairement à la logique habituelle des créateurs de contenus qui multiplient les formats courts et réguliers, Inoxtag adopte une stratégie de différenciation marquée : peu de vidéos, mais des projets à fort impact. Cette orientation implique des investissements importants en personnel, logistique et post-production.
Il a d’ailleurs détaillé une ventilation de ses dépenses. Outre ses impôts – qu’il évalue lui-même à 55 % de ses recettes – Inoxtag annonce plus de 500 000 euros par an en frais liés à son équipe de collaborateurs (cadreurs, monteurs, assistants). Ce modèle, proche de l’industrie audiovisuelle traditionnelle, limite la fréquence des publications mais maximise leur portée et leur valeur perçue auprès des annonceurs.
Cette professionnalisation assumée lui permet également de diversifier ses supports, à l’instar de la mise à disposition de certains contenus sur des plateformes comme Disney+. Inoxtag ambitionne désormais d’élargir ses activités vers la production de documentaires, la diffusion télévisuelle et la publication éditoriale, notamment avec son manga « Instinct ».
Un patrimoine en construction malgré des revenus élevés
Contrairement à d’autres influenceurs qui affichent un train de vie ostentatoire, Inoxtag maintient une forme de discrétion sur l’usage de ses revenus. Il rappelle régulièrement la réalité des coûts et des prélèvements fiscaux, une manière d’éduquer son audience tout en se démarquant du stéréotype de l’influenceur économe en efforts.
Il n’en demeure pas moins que son patrimoine est en constitution accélérée. Avec des revenus estimés à plus de 2 millions d’euros toutes sources confondues en 2025, Inoxtag pourrait atteindre un patrimoine net de plusieurs millions d’euros, notamment s’il réalise des investissements dans l’immobilier, les médias ou la production audiovisuelle. Une stratégie d’entrepreneur plus que de simple créateur de contenus, qui souligne sa volonté d’ancrer sa réussite dans la durée.
À travers une économie d’image savamment maîtrisée, une rareté assumée dans ses publications et une relation de confiance avec son public, Inoxtag a su faire de sa chaîne une plateforme autant créative que lucrative. Dans un paysage numérique ultra-concurrentiel, sa capacité à innover, se renouveler et monétiser l’exceptionnel reste son principal atout.
FAQ
Inoxtag gagne-t-il encore principalement son argent avec YouTube ?
Non. Bien qu’il ait touché 1,6 million d’euros via la publicité YouTube en 2025, il affirme que la majorité de ses revenus provient des partenariats et collaborations avec des marques nationales et internationales.
Combien de vidéos Inoxtag a-t-il publiées en 2025 ?
Seulement cinq vidéos sur l’année, mais chacune a généré entre 10 et 30 millions de vues, prouvant l’efficacité de sa stratégie basée sur des productions événementielles.
Combien coûte un projet comme le documentaire Kaizen ?
Le tournage et la production de Kaizen ont représenté un budget de 1,6 million d’euros, couvert en grande partie par des sponsors. C’est l’un des contenus les plus ambitieux jamais réalisés par un youtubeur français.
Quel est le degré de fiscalité supporté par Inoxtag ?
Inoxtag affirme reverser environ 55 % de ses revenus aux impôts et cotisations en France, un niveau conforme à celui d’un entrepreneur fortement taxé sur son bénéfice imposable.
Salaires d’autres personnalités
Les chiffres mentionnés ci-dessus résultent d’évaluations réalisées uniquement à partir de sources accessibles au public (cadres réglementaires, prises de parole officielles, publications financières, communiqués, interviews et contenus de presse), combinées à des hypothèses clairement identifiées (grilles de référence, charges habituelles, plages de cachets ou de primes).
Ces montants sont indiqués sous forme de fourchettes et ne constituent ni un audit financier ni une déclaration d’un revenu précis ou complet. Ils sont susceptibles d’évoluer selon les périodes, les modalités contractuelles et le régime fiscal applicable. La démarche est strictement informative, non diffamatoire et respectueuse de la vie privée, aucune donnée étrangère à la question de la rémunération n’étant utilisée.
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