Social sampling : les critères pour choisir sa plateforme

Photo of author

Richard Montand

Vous devez interroger une cible précise, rapidement, sans passer par un panel ? Plusieurs plateformes françaises proposent de recruter les répondants directement sur les réseaux sociaux. On ne trouve pas de comparatif indépendant qui les classe, et chacune publie ses propres chiffres. Le plus sûr reste de leur poser les mêmes questions. Voici lesquelles.

L’essentiel

  • Le social sampling recrute les répondants d’une étude grâce à une publicité ciblée sur les réseaux sociaux, sans passer par un panel.
  • Les critères qui pèsent : la validation de la méthode, l’absence de rémunération des répondants et les contrôles anti-fraude.
  • Episto, qui pratique la méthode depuis 2018, l’a fait tester en parallèle par OpinionWay, Kantar, Ifop et GfK.

Social sampling : de quoi parle-t-on ?

Le social sampling consiste à recruter les participants d’une enquête au moyen d’une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux. L’annonce vise une audience définie par l’âge, le lieu de vie ou les centres d’intérêt. Les personnes qui cliquent arrivent directement sur le questionnaire.

Ces répondants ne sont inscrits sur aucun panel. Ils sont recrutés pour une étude donnée, au moment où elle en a besoin. C’est la grande différence avec un access panel, qui réunit des personnes inscrites à l’avance, en général récompensées, et sollicitées régulièrement.

Six critères pour comparer les plateformes

  • Validation de la méthode : La plateforme a-t-elle vérifié que ses résultats sont fiables ? Le test le plus probant : un institut d’études pose le même questionnaire à un échantillon recruté par la plateforme et à un autre recruté selon ses méthodes habituelles, puis compare les réponses.
  • Rémunération des répondants : Sont-ils payés ou récompensés pour répondre ? Une récompense attire des habitués qui enchaînent les enquêtes pour la toucher.
  • Anti-fraude : Comment la plateforme repère-t-elle les robots et les réponses bâclées ? Demandez si le contrôle est automatique, humain, ou les deux.
  • Contrôle de la cible : Comment vérifie-t-elle que le répondant fait bien partie de la cible ? Questions de contrôle et suivi des quotas pendant le terrain sont à exiger.
  • Sources complémentaires : Peut-on ajouter sa base clients ou un panel au même échantillon ? C’est utile pour comparer clients et non-clients.
  • Délai et hébergement : Quel délai entre le brief et les résultats ? Où sont stockées les données des répondants, qui relèvent du RGPD ?

Episto : référence dans le social sampling

Plateforme française fondée en 2018, Episto pratique le social sampling depuis ses débuts et revendique plus de 2 000 études menées. Sur les critères ci-dessus, elle publie des réponses précises. Sa méthode a été testée en parallèle par plusieurs instituts, et ses répondants ne sont pas rémunérés : ils répondent par intérêt pour le sujet.

Côté qualité, les robots et les réponses trop rapides ou uniformes sont détectés par IA puis vérifiés par l’équipe, et les quotas se suivent en temps réel. Le recrutement sur les réseaux sociaux peut être complété par une base clients, interrogée par email ou SMS, ou par des panels partenaires. Un projet standard est livré en moins d’une semaine, avec des données hébergées en Europe.

La même plateforme couvre ensuite l’analyse : questionnaire conversationnel, entretiens qualitatifs menés par l’IA et traitement des réponses ouvertes.

FAQ

Le social sampling convient-il aux cibles rares ?

Oui. Le ciblage publicitaire des réseaux sociaux permet d’atteindre des profils peu présents dans les panels classiques, comme les pratiquants d’un sport ou les consommateurs d’une catégorie de produits précise.

Quels types d’études peut-on mener ?

Études de notoriété, d’usages et attitudes ou de satisfaction, tests de concept, post-tests publicitaires, études locales : Episto propose tous ces formats, avec un recrutement qui peut passer par les réseaux sociaux.

Combien de temps dure un terrain ?

Tout dépend de la taille de l’échantillon et de la rareté de la cible. Episto annonce une collecte bouclée en deux à sept jours après le lancement de la campagne.

richard montand rédacteur en chef

Richard Montand

Richard Montand, rédacteur en chef de Journal des Professionnels, cumule plus de 15 ans d’expérience en ressources humaines et gestion d’entreprise. Passionné par la transmission du savoir, il dirige l’équipe éditoriale avec rigueur et créativité pour offrir des contenus clairs et utiles.

Laisser un commentaire